Enquête: L’insécurité, cause de la suspension de l’activité pour 6,5% des entreprises

Enquête: L’insécurité, cause de la suspension de l’activité pour 6,5% des entreprises


L’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Etudes Quantitatives (ITCEQ) vient de publier les résultats de l’enquête annuelle sur la compétitivité 2014.
           
L’enquête a un triple objectif : Tout d’abord, elle vise à évaluer le climat des affaires en vue d’identifier les principales contraintes auxquelles se heurtent les entreprises dans l’exercice de leurs activités. Ensuite, elle permet d’apprécier les actions et stratégies engagées par les entreprises pour faire face à l’intensification de la concurrence et relever le défi de la compétitivité. Enfin, elle permet de recueillir les anticipations des chefs d’entreprise quant à l’évolution de l’activité, d’investissement et de l’emploi.

Il est largement reconnu que « l'instabilité politique fait fuir les investisseurs et empêche le pays d'avoir une croissance économique plus soutenue et d'améliorer le bien-être de ses habitants d’où un surcroît de mécontentement à l'égard du régime et une instabilité politique croissante. Tomber dans ce cercle vicieux de l'instabilité politique peut faire sérieusement obstacle aux efforts menés pour stimuler le développement économique et réduire la pauvreté ».

En matière d’investissement, 41% des entreprises parmi celles qui n’ont pas réalisé des investissements en 2014 l’expliquent par l’instabilité politique.

L’insécurité a causé la suspension de l’activité pour 6,5% des entreprises

En dépit d’un léger fléchissement (40% contre 44% en 2013), l’insécurité est classée parmi les 3 contraintes les plus sévères, et a causé la suspension de l’activité au cours du 1er semestre 2014 pour 6,5% des entreprises interrogées (contre 7% au cours de la même
période de 2013).

Corruption : La valeur des versements non officiels est estimée à 1.1% du CA

La corruption dans le secteur institutionnel est souvent présentée comme une manifestation de la faible qualité institutionnelle et de la mauvaise gouvernance. Elle est identifiée comme un facteur susceptible de réduire l’efficience des investissements publics productifs et de décourager l’investissement privé.

La lutte contre ce phénomène constitue ainsi le point focal entre les exigences d’une bonne gouvernance et l’amélioration du climat des affaires.

Par rapport à 2013, 42% déclarent que la corruption s’est accentuée et 44% disent qu’elle s’est maintenue. La douane compte parmi les institutions publiques les moins bien perçues par les entreprises.