Entre le pessimisme noir du gouverneur de la BCT et l’optimisme béat du ministre des finances, qui croire ?

Entre le pessimisme noir du gouverneur de la BCT et l’optimisme béat du ministre des finances, qui croire ?

 

Alors que le gouverneur de la Banque centrale Chadli Ayari affirme sans ambages que « Le financement du budget de 2017 sera difficile en raison de l’insuffisance des ressources fiscales du pays qui ne couvrent pas les dépenses courantes à savoir celles des salaires de la fonction publique, ainsi que les subventions aux entreprises et les budgets des caisses nationales (CNSS et CNRPS) », le ministre des finances Slim Chaker  déclare en toute assurance que « la situation financière de la Tunisie est bonne ».

Chadli Ayari explique ces difficultés par « l’insuffisance des ressources fiscales directes et indirectes » ce qui pourrait, selon lui, impacter « le règlement des salaires de plus que 670 mille fonctionnaires, soit une valeur mensuelle des salaires de plus d'un milliard de dinars ».

Il va encore plus loin en soulignant que la Tunisie  a besoin « d’un financement étranger considérable parce que la situation économique demeure difficile, très aggravée par une baisse de la production dans deux principaux secteurs, pourvoyeurs des devises, ceux du tourisme et des mines, lesquels ont subi des pertes moyennes de 4,5 millions de dinars (MD) ».

Par contre Slim Chaker, a assuré qu’il n’y aura aucun problème pour le règlement des salaires qui « seront versés à temps. La trésorerie de l’Etat a assez d’argent pour payer  tous les fonctionnaires ». Et de confirmer que « « la caisse de l’Etat se porte bien et tout va pour le mieux ». 

Pour les profanes, Chadli Ayari est un économiste rompu et un universitaire de renom. Il est professeur émérite, et il a été doyen de la faculté de droit et des sciences économiques et de gestion de Tunis et professeur associé à l'Unversité d'Aix-Marseille et de l'Université Nice Sophia Antipolis . Il a, également, été plusieurs fois ministres dans les gouvernements de Habib Bourguiba et a même occupé le portefeuille de l’économie. En tant que gouverneur de la Banque centrale, il relève du président de la République.

Slim Chaker est un ingénieur en statistique. Il a été  directeur adjoint de la Banqque tuniso-qatarie puis  directeur des études au Centre technique du textile entre. Avant d’enter au gouvernement de Mohamed Ghannouchi en 2011 en tant que secrétaire d’état au tourisme, il est consultant international concernant le Programme européen pour la promotion des exportations en Jordanie, chargé de la mise à niveau du secteur des services et du tourisme. Il relève du chef du gouvernement.

Comprenne qui pourra!

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