"L'aéroport Tunis-Carthage n'est qu'une... station de louages"

"L'aéroport Tunis-Carthage n'est qu'une... station de louages"

 

"Comparé à d'autres aéroports internationaux, le nôtre n'est qu'une  station de louages". C'est en tout cas l'avis d'un consultant en transport aérien, en l'occurrence Habib Ben Slama.

L'aéroport Tunis-Carthage, qui semble arriver à saturation, ne reflète plus l'image de la Tunisie qui se bat pour retrouver ses records d'affluence de touristes. Ainsi, de nombreux esperts estiment que cet aéroport dont l'histoire remonte à 1972 est en décalage avec les tendances du tourisme et l'industrie aéronautique en général.

De ce point de vue, deux scénarios s'imposent: soit construire un nouvel aéroport, soit procéder à de grands réamenagements. Mais la plupart des experts plaident pour un nouvel aéroport. Selon Ben Slama, chaque réaménagement de l'aéroport international de Tunis-Carthage est un raccomodage, vu que cet aéroport est arrivé à saturation: il ne peut accueillir plus de 5 millions de passagers.

D'ailleurs, ajoute-t-il, "ni la superficie, ni les services ou l'infrastructure de l'aéroport ne permettent à ce dernier de devenir un aéroport d'avénir parce qu'il est non extensible".

Le ministre du Transport, Anis Ghedira, plaide dans le même sens. Selon lui aussi, il est préférable de construire un nouvel aéroport à Tunis, qui sera doté d'équipements de haute technologie, soulignant au passage que "Tunis-Carthage ne permet pas, en ce moment, l'accueil du géant A380".

Selon le PDG de l'Office de l'Aviation civile et des aéroports (OACA), Khaled Chelly, le coût de construction d'un nouvel aéroport est estimé de 2 mille à 3 mille milliards.

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