Rached Ghannouchi : mon désir est que le nouveau chef de gouvernement soit de Nidaa Tounés

Rached Ghannouchi : mon désir est que le nouveau chef de gouvernement soit de Nidaa Tounés

Rached Ghannouchi ne mâche pas ses mots. « La signature du Pacte de Carthage est un appel à Habib Essid à être démis ou à se démettre, car le document parle d’un nouveau gouvernement » a déclaré le président d’Ennahdha dans un entretien avec le site Babnet.

Selon lui, le choix du chef du nouveau gouvernement fera l’objet de concertation entre les différents partis ayant pris part à l’initiative. « Cependant mon désir est qu’il soit une personnalité politique du parti Nidaa Tounés en sa qualité de vainqueur des élections », a-t-il tenu à préciser.

Quant à la configuration de la prochaine coalition gouvernementale, Ghannouchi a dit « nous avions eu la Troïka, puis une coalition à quatre partis et il est certain que le prochain gouvernement connaitra l’entrée de nouveaux partis représentés ou non au Parlement mais en tenant compte du poids de chaque parti »
« La priorité, dit-il, reste au programme du gouvernement qui doit prendre des décisions difficiles et se pencher sur les questions brûlantes que les Tunisiens attendent comme le développement, le chômage, la pauvreté, la lutte contre la corruption et le combat du terrorisme. »

Comme on lui demandait s’il ne craint pas que le nouveau chef du gouvernement soit soumis aux pressions des lobbies, il a répondu : « quand le chef du gouvernement est une personnalité politique appartenant au parti vainqueur des élections et qu’il est soutenu par les partis parlementaires ou non et par les grandes organisations nationales, comme l’UGTT, l’UTICA et l’UTAP, il n’aura aucun embarras à ce que son gouvernement prenne les décisions convenables même si elles sont douloureuses pour promouvoir l’économie, établir la paix sociales et poursuivre la vigilance et la guerre contre le terrorisme ».

Interrogé sur ce qu’il pense de la situation actuelle en Tunisie, il a affirmé que ce qui caractérise la Tunisie parmi les pays du printemps arabe c’est l’existence d’un mécanisme de dialogue et de concorde. « Quels que soient les problèmes que nous affrontons, nous sommes capables de les régler par le dialogue et la raison » a-t-il dit.

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