A Tunisair : Le syndicaliste, Abderrahmane Adam Trabelsi menace de « trancher des cous » !

A Tunisair : Le syndicaliste, Abderrahmane Adam Trabelsi menace de « trancher des cous » !

 

« Si certains responsables de Tunisair prennent notre gentillesse et notre patriotisme pour de la faiblesse, parce que nous aimons notre Compagnie, nous la transformerons de Tataouine 2 ».
C’est ce qu’a déclaré, en substance, le responsable syndical, Abderrahmane Adam Trabelsi, qui haranguait la foule et le personnel au sol de la Compagnie nationale de transport aérien, lors d’un rassemblement tenu hier mardi 18 avril 2017 dans le hall de l’aéroport international de Tunis-Carthage.
Et d’ajouter que « des lobbies sont en train de manigancer des scenarii pour vendre l’entreprise, mais nous leur dirons que cela se fera sur nos cadavres. Et si certains tentent de priver huit mille familles de leurs sources de revenus, nous leur trancherons le cou (autrement dit : égorgerons) » selon les propres termes du même orateur qui a été fortement applaudi tout en entendant des répliques au sein de la foule affirmant qu’ils feront usage du vitriol.
Ainsi, lors d’une scène qui fait honte à Tunisair et en reflète une image négative, Abderrahmane Adam Trabelsi poursuit sur sa même lancée en mettant en relief le mérite de seuls les personnels au sol sans le moindre mot en faveur du personnel naviguant, ce qui constitue une manière claire et inopportune de diviser les corps de personnel d’une même entreprise.
Et pour clore cet épisode, un citoyen passager, qui se trouvait là comme par enchantement, a apporté un témoignage qu’il voulait être accablant pour un commandant de bord qui, selon lui, « refusait d’ouvrir son sac lors du contrôle par un agent de la police créant un incident majeur au lieu d’obéir aux consignes de sécurité comme tout le monde ».
On s’interroge, toutefois, sur la véracité de ce témoignage, car à notre connaissance, le personnel naviguant n’est pas astreint au contrôle routinier et encore moins à travers les mêmes accès que les passagers ordinaires.

Noureddine H.

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