Prévue en juillet 2011, la réunion des ministres des finances du G8 ne s’est tenue que le 10 septembre 2011 et s’est conclue par l’engagement des huit pays les plus riches du monde à apporter un soutien financier concret aux pays du « printemps arabe ».
En mai 2011 à Deauville, le printemps arabe ne concernait que 2 pays à savoir la Tunisie et l’Egypte. Aujourd’hui on rajoute la Libye mais aussi le Maroc et ….la Jordanie !
Si on peut comprendre l’accès au Maroc à cette aide suite à la réforme constitutionnelle adoptée par le Royaume chérifien, on ne peut que s’étonner de la décision prise par les membres du G8 d’élargir la liste des pays bénéficiaires de cette aide à la Jordanie.
Un tel choix ne relève pas des progrès démocratiques de ce pays (très relatifs du reste) mais plutôt de stratégie géopolitique. Les puissances occidentales ne souhaiteraient, peut-être, pas un embrasement en Jordanie qui pourrait affecter directement la sécurité d’Israël !
A titre de rappel, la Tunisie espère obtenir l’appui du G8 pour concrétiser un programme de relance de l’économie tunisienne qui s’étend sur 5 ans et nécessite un financement extérieur de 25 milliards de dollars. Ce soutien est crucial pour la Tunisie selon les observateurs, afin de réussir la transition démocratique.
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