
Il est vrai qu’en écoutant certaines personnes, et en l’occurrence, tel que le dénommé Bahri Jelassi sur « Attounisia », l’on ne peut que prêter foi à l’adage qui dit : «Il vaut mieux avoir affaire à Dieu qu’à ses saints» (ou plutôt) à ceux qui prétendent l’être.
Fier comme Artaban, grossier comme du pain d’orge et en proie au delirium tremens, ce va-t-en-guerre se permet, toute honte bue et sans vergogne, d’insulter tous ceux qui lui adressent la parole en citant, à tous les vents, des versets coraniques.
Toutefois, ce ne sont pas les propos de cette personne qui interpellent le plus, mais plutôt le fait qu’il soit très fréquemment l’invité «vedette ou star» des plateaux télévisés et radiophoniques de différentes chaines et stations. Il ne peut qu’y avoir anguille sous roche et il est légitime, voire indispensable de poser un certain nombre de questions suite à la diffusion du «show» :
Pourquoi accorder autant la parole à ce genre d’énergumènes quand on connaît déjà ses positions, pour le moins, saugrenues ? N’y a-t-il pas de sujets et de personnes plus intéressantes ? Pourquoi sacrifier la paix sociale sur l’autel de l’audimat en passant sur l’écran cathodique des scènes de violence (d’une émission enregistrée !), la veille d’une date qui reste, tout de même, à marquer d’une pierre blanche ?
Et comme de coutume, l’occasion fait le larron, illico presto, pour les adeptes inconditionnels des théories freudiennes qui ont la science infuse, à savoir Olfa Youssef (notre Caroline Fourest nationale) et tutti quanti. L’on n’oublie pas donc de réitérer les mises en garde perpétuelles contre le loup islamiste et son spectre qui les hante.
Ce monsieur ne représente, cela va sans dire, que sa petite personne. Il n’a pas de projets et encore moins des idées. Le comédien, Lotfi Abdelli dont la grossièreté est, parfois, supérieure à notre «héros», non plus.
Les Tunisiens, en leur grande majorité, ne sont pas nés de la dernière pluie et savent distinguer le bon grain de l’ivraie.
Reste à se demander pour qui roulent certains de nos médias et reste à savoir quand cesseront-ils de tenter de nous rouler dans la farine et d’assumer leurs responsabilités. Dans l’état actuel des choses, l’on ne peut que l’espérer en faisant crédit à la sagesse des anciens qui disaient : «Il ne faut jamais jeter le manche après la cognée».
Belhassen Soua
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