
Tout porte à croire que la proposition de la troïka relative aux dates des prochaines échéances électorales sera balayée d’un revers de main.
Depuis l’annonce du 23 juin 2013 comme rendez-vous fixé pour les prochaines élections présidentielle et législatives, la troïka a du faire face à une levée de boucliers. On estime, en effet, que cette date est inappropriée pour diverses raisons.
Au premier plan des opposants, l’opposition qui rejette cette date et opterait plutôt pour le mois d’octobre comme l’a laissé entendre Samir Bettaieb, le porte-parole d’Al-Massar, hier à la télévision.
Son point de vue est celui de son parti mais il rejoint sans doute aussi celui de Nidaa Tounes et d’Al-Joumhouri. Le mois de juin étant trop proche sachant qu’il faudra au moins 8 mois à la future instance indépendante des élections pour préparer ces échéances alors que celle-ci est toujours gelée.
Cette position est également celle de Kamel Jendoubi, ancien président de l’ISIE et probable président de la prochaine instance.
Selon lui, la date idéale serait octobre 2013 attendu que l’instance indépendante des élections ne sera formée qu’au mois de décembre.
A partir de là, il insiste sur la lourdeur de la mission qui consiste à organiser des élections présidentielles et législatives en parallèle, seulement six mois après la réactivation de l’instance électorale.
Entre les déclarations de Samir Bettaieb, hier à la télévision et celle de Kamel Jendoubi, aujourd’hui sur les ondes de la radio Mosaïque FM ; entre les propositions de la troïka et le niet de certaines parties, nul doute que les dates des prochaines échéances électorales vont longtemps tanguer avant qu’un consensus ne soit trouvé.
Au prochain président de l’ISIE d’avoir le dernier mot !
M.C.
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