
Tunis, paralysée par une grève surprise dans les transports publics, on craignait le pire lorsque des groupes de personnes ont manifesté leur colère, ce mercredi matin, au centre-ville. On craignait que des réactions violentes soient déclenchées. Et c’est ce qui est, malheureusement arrivé.
Des d’usagers surpris et choqués par cette grève impromptue se sont vite rassemblés devant le siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), certains criant leur colère et jetant des projectiles sur les locaux du syndicat, place Mohamed Ali.
La police est intervenue pour les disperser, alors que des dirigeants syndicalistes ont dénoncé la violence comme une « provocation commanditée ».
Peut-on parler de chaos dans ces cas de figure ? Ce qui est sûr, c’est qu’à la cité Intilaka, des jeunes se sont rebellés en bloquant la route Bizerte.
Rappelons que la grève a été déclenchée par l’arrestation d’un conducteur de bus à la suite d’une altercation avec une femme, dont il a percuté la voiture. « La conductrice a porté plainte pour insultes et violence », a expliqué le porte-parole du ministère des Transports, Mohamed Chamli qui a ajouté que « cette grève était illégale ».
D’un autre côté, Sami Tahri, porte-parole de l’UGTT a dénoncé l’attaque contre le siège de la centrale syndicale.
Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Habib Jerjir, est allé plus loin et a accusé certaines personnes d’être venues devant le siège de l’UGTT pour «gâcher» son initiative.
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