
La diversion et le formatage de l’opinion publique sont en marche. Alors qu’on tente de diaboliser les patriotes progressistes en les accusant de tous les maux, d’écraser nos références patrimoniales, d’annihiler notre sentiment identitaire, de gommer des pans de notre histoire récente, de banaliser la violence et de glorifier l’incompétence et la médiocrité, les Islamistes, leurs satellites et les nouveaux imposteurs, en élèves studieux et en exécutants dociles de l’Internationale Sioniste, balisent les nouveaux contours de la carte magistralement dessinée par leurs maîtres penseurs pour un nouvel ordre arabe.
Le ballet diplomatique américain pour soutenir la supposée transition démocratique tunisienne (à croire que Mr Jacob Wells participe au dialogue national), l’ingérence du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale qui suspendent leurs aides économiques à l’issue des tractations politiques en cours, les millions de dinars versés par le philanthrope sioniste, George Soros pour soutenir à travers ses fameuses fondations Open Society Institute et Optor les médias, les activistes et les bloggeurs inféodés ( n’est-ce pas Nawaat, Lina Ben Mhenni, Haythem El Mekki), la mystérieuse rencontre entre le vénéré Cheikh Rached Gannouchi et le lobbyiste sioniste Bernard Henri-Levy , le rôle grandissant des monarchies arabiques dans la politique tunisienne (n’est pas Imed Daimi, Tarek Kahlaoui et CPR), l’accolade chaleureuse entre Hamadi Jebali et John Mc Cain ,grand instigateur de l’internationale salafiste et les tentatives sournoises et orchestrées d’affaiblir les forces de sécurité et l’armée nationale témoignent, si besoin est, que la Tunisie est au cœur d’une machination politicienne macabre.
Les Tunisiens ne sont plus maîtres de leur destin et leur pays est désormais un laboratoire à ciel ouvert pour explorer un nouveau Yalta 2 afin de redessiner la carte d’un monde arabe new look et de définir les règles d’un autre jeu dangereux dans lequel vont s’affronter, s’entretuer et se déchirer les terroristes mondialistes jihadistes initiés par l’internationale Sioniste et financés par les pétrodollars wahhabites, les nébuleuses islamistes intronisées nouveaux maîtres du jeu grâce à la volonté américaine et appuyés par les disciples, le Qatar et la Turquie , les activistes d’apparence démocrates mais soudoyés par l’argent d’ONG et d’associations douteuses et enfin les patriotes ,résistants ,démocrates et solidement attachés à leur patrie soutenus par le voisin algérien qui veut peser de son poids dans cet nouvel ordre arabe.
Pourquoi tant d’hypocrisie, de mensonges et d’imposture ? Il est désormais de notoriété publique, que les antagonistes ne sont ni soudés par l’intérêt suprême du Peuple ni animés par l’amour inconditionnel de la Patrie mais obéissent aux diktats des bienfaiteurs et exécutent machinalement les directives des maîtres penseurs plus soucieux de leurs propres intérêts stratégiques et du nouvel ordre arabe qu’ils veulent instaurer que de la sécurité, la prospérité et le bien-être du peuple cobaye.
L’opposition patriotique, divisée et rongée par ses égos exacerbés doit se prémunir de sa naïveté politique et entrer en résistance contre ce nouveau Yalta. L’objectif est clair: sauvegarder l’indépendance de la Tunisie et baliser les fondements d’une nouvelle République forte, prospère et intransigeante avec les traitres, les renégats et les imposteurs.
Des traitres et des fascistes d’un nouveau genre qui, comme le stipule le nouveau traité de Yalta 2, ont pour objectif d’écraser l’identité tunisienne et de formater l’opinion publique pour lui désigner un seul et unique ennemi : le progrès et la modernité. Ils s’abreuvent de haine contre leurs semblables et se nourrissent de négationnisme historique pour mieux s’auto-convaincre que le désastre actuel trouve sa source dans la modernité du pays (n’est-ce pas monsieur le Mufti).
Les Tunisiens devraient crier victoire et jubiler. Ils ont enfin démasqué et identifié les ennemis cachés: notre patrimoine, nos traditions ancestrales, nos zaouias, notre éducation, notre développement inachevé, l’émancipation de la femme tunisienne, les droits de l’enfant, notre santé bancale mais salutaire et notre spécificité singulière.
Inutile de dire que cette haine et ce négationnisme sont exprimés et déclinés sous leurs diverses formes et pour des raisons très futiles, insignifiantes et parfois imaginaires. Les violences qui suivirent l’affaire d’Abdelia, la terreur contre les intellectuels, la marginalisation des fêtes nationales, les incendies des zaouias, les assassinats politiques et les attaques répétées et maladroites contre l’héritage bourguibien n’ont qu’une seule moralité : couper le Tunisien de ses racines ancestrales, annihiler toute référence à son histoire, éclater son unité et le pousser dans les tranchées nauséabondes du séparatisme et de la partition.
Certes la Tunisie est temporairement sous le contrôle de pseudo révolutionnaires mais au grand dam de la confrérie Islamo-sioniste elle n’est pas encore tombée et les Tunisiens libres, indépendants et patriotes n’ont pas abdiqué. La « révolution du jasmin » qui annonçait le « printemps arabe » fleuri s’est transformée en Révolution des épines annonçant un hiver aride, glacial et meurtrier et par leur servilité aux exigences de leurs maîtres penseurs, les nouveaux mercenaires de l’imposture démocratique et les néo-dépositaires de la volonté divine se font de simples esclaves de l’internationale islamo-sioniste et de vulgaires traitres d’une patrie blessée et d’un peuple désenchanté.
Jalel JEDDI
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