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Jalloul Ayed parle de la situation en Tunisie

25 mai 2011
in Politique
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M. Jalloul Ayed a accordé un entretien au magazine « Challenges » dans lequel il décrit la situation économique actuelle de la Tunisie et les

perspectives de l’économie tunisienne après la révolution.

Pour le ministre des finances, la situation est « inquiétante … étant donné les troubles sociaux et les grèves qu’ont connu les entreprises tunisiennes ». Après la révolution, on a vu naitre des demandes excessives dont l’état ne peut pas supporter la charge. La croissance économique sera nulleet seulement 20000 créations d’emplois. Ce qui est très en deça des attentes.

Confrontée à des difficultés budgétaires, la Tunisie a reçu des prêts de l’ordre de 1 milliard d’euros en provenance de la France, l’Union Européenne, la BAD et la Banque Mondiale. Cependant, Mr Ayed, en expert de la Finance Internationale, affirme qu’il manque encore 1 à 1.3 milliard d’euros. En conséquence, certains projets tels que l’extension du métro de Tunis, seront reportés.Il reste cependant confiant en la capacité de la Tunisie à «  gérer le déficit cette année ».

M. Ayed estime que les besoins de la Tunisie en investissements se chiffrent à 5 milliards de dollars par an pendant 5 ans. Cette demande d’aide est soutenue par plusieurs économistes d’envergure internationale comme le prix nobel Joseph Stiglitz. Ce plan baptisé « Plan Jasmin » consiste « en la création d’une caisse des dépots et consignations pour des investissements à rendements économique et social forts, ainsi qu’un fond générationnel pour des projets privés.

Le ministre tunisien des finances estime que son pays a le potentiel de devenir une plateforme économique à l’échelle régionale. La Tunisie a les capacités d’attirer des investissements dans « nearshoring », le « offshoring », l’énergie solaire et la Finance Islamqiue. Un retour à la normale en Libye favorisera certainement l’essor de l’économie tunisienne.

Mr Ayed voit dans la relation prospérité-démocratie un cercle vertueux qui est rempart contre toute forme de retour en arrière ou de contre-révolution. Il y a urgence seloin lui à relancer l’économie.

Enfin, Mr Jalloul Ayed s’est étonné des réactions suscitées par l’arrivée de 20000 tunisiens dans l’espace Shnegen alors que la Tunisie accueille plusieurs dizaines de réfugiés libyens, fuyant la guerre civile, sans exprimer la moindre réticence.



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