
Ibrahim Kassas, député de Nidaa Tounes à l’Assemblée Nationale Constituante, a selon ses dires, tout sacrifié pour la Tunisie: Il a vendu ses chèvres, négligé sa famille, pour un salaire non satisfaisant, a-t-il osé déclarer à un journal de la place. « On est supposé être beaucoup mieux payé », proteste-t-il.
Il n’était guère à court d’argumentation en ayant souligné que le député tunisien reste parmi les moins payés en Afrique, malgré toutes les polémiques autour des salaires des députés de l’ANC, a ajouté Kassas.
« Mon salaire actuel est suffisant pour le transport et j’aurais mieux fait de garder mon travail initial, je gagnerai beaucoup mieux » a renchéri Kassas.
Voilà un représentant du peuple, élu par le peuple qui illustre un cas criard de démythification de l’esprit participatif au travail législatif et au travail de contrôle du gouvernement.
Et comme a dit le Chinois qui voulait travailler en France : « Tiens, je vais apprendre l’anglais, je vais en France ».
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