
Samir Dilou, ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle, est revenu dans une conférence de presse organisée mardi 21 mai 2013 dans son département, entre autre, sur l’affaire d’Amina de l’organisation féministe Femen, arrêtée à Kairouan dimanche dernier.
Qualifiée d’activiste de Femen par le ministre, qui a estimé que la jeune fille a tout à fait le droit d’exprimer son opinion. Mais, avec une habile appréhension, il rappelle que son geste du dimanche 19 mai a été perçu comme une provocation injustifiée…
En effet, usant d’un subterfuge habile, Amina a pu faire son intrusion dans une ville typique et bastion des salafistes , Kairouan, pour profaner un cimetière et piétiné la mémoire des morts et provoquer la sensibilité des vivants.
Si monsieur le ministre qualifie les élucubrations de cette jeune fille de 18 ans d’activisme en lui assurant tout à fait le droit d’exprimer son opinion, quoiqu’elle soit dans l’illégalité, ceci revient à dire qu’elle est comparable à Radhia Nasraoui spécialiste des droits de l’homme, qui ne cesse de militer contre l’usage de la torture, ou à Maya Jribi, la grande militante de la condition féminine, de la démocratie progressiste, ou encore à Sihem Ben Sedrine, la défenseuse des droits de l’Homme et de la liberté de la presse…
Samir Dilou, a clos cette affaire par assurer que la jeune Amina bénéficiera d’un procès équitable si elle serait poursuivie en justice.
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