
De nombreuses informations ont circulé ces derniers temps concernant la vente des parts possédés par Slim Chiboub, gendre du président déchu, dans la société pétrolière « Voyageur ». Mais il s’est avéré qu’elles sont dénuées de tout fondement puisque les parts concernées sont gelées.
Il est à rappeler, dans ce sens, que le permis Borj El Khadhra a été délivré depuis 1957 par l’Etat tunisien à la société Elf Aquitaine (une société française d’extraction pétrolière). Cette entreprise, qui était au départ du contrat publique, a été privatisée en 1994.
Depuis, beaucoup de sociétés s’y sont succédé, car la réussite dans le domaine pétrolier nécessite un long travail et de grands moyens financiers. A titre d’exemple, le forage d’un puits nécessite un coût supérieur à 20 millions de dinars.
Finalement et pour revenir au permis Borj El Khadhra, il a été cédé en 2005 à la société Voyageur (une société canadienne), par une autrichienne qui l’a elle-même héritée de son mari.
Or, il s’est avéré que « Voyageur » est une petite société qui n’a pas de gros moyens. Pour cela, elle a décidé de vendre certains de ses parts à un qatari. Trois ans plus tard, soit en 2008, Slim Chiboub a acquis 20% des parts de cette société après autorisation de la banque centrale.
La vente de ces parts n’ayant pas résolu les problèmes financiers, la société «Voyageur» a vendu les 80 % des parts restantes pour la somme de 20 milliards à une compagnie pétrolière américaine nommée Anadarko avec laquelle Chiboub est resté associé à hauteur de 20%.
Cette même société a découvert entre-temps sur la frontière algérienne un gisement contenant des réserves de 2 milliards de barils à 130 km du permis Borj El Khadhra. Contrairement à ce qui a été annoncé donc, Slim Chiboub n’a pas vendu ses parts dans cette société vu que ses actions sont gelées.
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