La distribution de plus de dix quotidiens et un hebdomadaire a été « empêchée » hier, mardi 12 mai, par le distributeur de journaux Messaoud Daadaa qui en détient depuis des années le monopole. « Des bandits et des malfrats cagoulés et accompagnés de chiens dressés ont encerclé dans la nuit de lundi à mardi, le siège social d’une coopérative de distribution de journaux ; interdisant ainsi à cette dernière d’accomplir sa mission », écrit le journal La Presse dans son édition de mercredi 13 mai en titrant « jusqu’au ira le banditisme » ?
Sous la plume de son rédacteur en chef Said Ben Kraiem, le quotidien se demande « où est passé l’Etat quand une poignée de malfrats empêchent la distribution de ce grand nombre de journaux, dont une grande partie est la propriété de l’Etat. » Il dénonce « cette passivité des autorités publiques qui se sont contentées de dénoncer ce qui vient de se passer ».