
Dans une interview accordée au journaliste français Guy Sitbon de « Marianne », le premier ministre par intérim Béji Caïd Essebsi revient
sur les événements actuels en Libye et la situation en Tunisie.
D’abord, Béji Caïd Essebsi est ferme : il ne doit pas y avoir de partition de la Libye en deux pays ou plus. Il affirmé qu’il souhaitait que la situation en Libye soit réglée par la Ligue Arabe, c’est-à-dire que les opérations militaires auraient dû être conduites par les pays arabes.
Ensuite, Béji Caïd Essebsi insiste sur le fait que « la Libye soit une affaire intérieure tunisienne » du fait de la proximité effective entre les populations des deux pays. Il souligne que la Tunisie a été digne et généreuse en recevant chez elle 160000 milles réfugiés en quelques jours et met en exergue le rôle de la population frontalière dans la bonne gestion de cette crise.
M. Caïd Essebsi s’est néanmoins étonné de l’attitude de certains extrémistes français qui ont vu dans l’arrivée de quelques milliers de clandestins à Lampedusa (en Italie) un danger imminent pour leur pays.
De plus, Le premier ministre par intérim s’est dit indigné par les massacres du régime de Mouammar Kadhafi qui ont visé la population civile et dit souhaiter une solution claire et nette en Libye. Il estime également que l’heure de la démocratie a sonné dans le monde arabe, en Lybie comme partout ailleurs et fait remarquer que ce qui s’est passé en Tunisie est un précédent historique et que nul ne s’y attendait.
Enfin, parlant de la situation intérieure de la Tunisie, M. Caïd Essebsi a essayé de relativiser les craintes relatives à l’insécurité dans le pays estimant que les actes de délinquance se font de plus en plus rares. Il a souligné l’importance de la confiance dont il jouit auprès des tunisiens ce qui lui permet de gérer sereinement dans cette phase difficile. Pour lui, il ne sera pas permis « à ceux qui veulent se prévaloir de la liberté pour écraser la liberté ».
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Synthèse de l’ITW de Marianne
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