Les partenaires sociaux se retrouvent autour de la table de négociations ce mercredi pour un lancement de "l'agendasocial" 2009 qui risque d'être aussi poussif que tardif.
Après six mois de tensions sociales sur fond de crise économique, patronat et syndicats ont eu toutes les peines du monde à s'entendre sur un programme de discussions lors d'une réunion le 27 mai et le partage des richesses cher au président Nicolas Sarkozy pourrait en faire les frais.
Le chef de l'Etat, partisan d'un partage en trois tiers des profits (pour l'investissement, les salariés et les actionnaires), a demandé aux partenaires sociaux de lui soumettre des propositions avant le 15 juillet.
L'idée a plu aux syndicats qui, forts de leurs quatre journées d'action unitaires organisées depuis janvier, ont aussi réclamé des négociations sur les salaires ou sur les rapports entre donneurs d'ordre et fournisseurs.
Mais les organisations patronales ne l'ont pas entendu de cette oreille et ont accepté tout au plus la tenue de négociations sur la "gestion sociale des effets de la crise sur l'emploi", qui s'ouvrent donc mercredi avec une deuxième séance prévue le 24 juin.
Parallèlement se tiendront trois "délibérations sociales", pouvant ou non mener à l'ouverture de négociations, qui porteront sur le dialogue social, notamment dans les petites entreprises, sur les politiques industrielles et économiques (en y intégrant les "relations interentreprises") et enfin sur le fonctionnement du paritarisme.
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