Réunis depuis mercredi en Italie, les chefs d'Etat et de gouvernement du G-8 constatent des "signes de stabilisation"
de l'économie mondiale, un des principaux dossiers au programme de ce sommet de trois jours, avec le réchauffement climatique, l'Iran et la Corée du Nord.
Accueillis par le président du Conseil italien Silvio Berlusconi, les dirigeants du G-8 ont publié une déclaration sur l'économie constatant des "signes de stabilisation" de l'économie mondiale, plongée dans la plus grave récession depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.
Toutefois, observent-ils, la "situation économique reste incertaine et des risques importants continuent de peser sur la stabilité économique et financière", notamment les déficits publics croissants. Les dirigeants du G8 "prendront, individuellement et collectivement, les mesures nécessaires pour remettre l'économie mondiale sur le chemin d'une croissance forte, stable et soutenue", ajoute la déclaration commune.
Ils sont convenus dans le même temps de préparer des "stratégies de sortie" des plans de soutien de l'économie, avec l'aide du Fonds monétaire international. Selon les prévisions actualisées du FMI publiées mercredi, la croissance mondiale va reculer de 1,4% en 2009 avant un rebond prévu de 2,5% en 2010.
Depuis le dernier rapport global du FMI, en avril, la situation s'est légèrement améliorée, en particulier grâce à l'aide des pouvoirs publics aux banques et institutions financières, explique l'institution internationale. L'économie mondiale, selon le FMI, commence à se remettre lentement de la récession. Mais cette récession "n'est pas terminée et la reprise devrait être lente".
Le sommet, qui se tient dans la ville des Abruzzes (centre) sinistrée par un violent séisme en avril, va accueillir jusqu'à vendredi un nombre de pays supérieur au cercle du G-8, ce club de pays riches réunissant les Etats-Unis, le Canada, le Japon, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France, l'Italie et la Russie.
Rappelons enfin que les membres du G-8 seront rejoints en cours de sommet par les cinq plus grandes puissances émergentes (Chine, Brésil, Inde, Mexique, Afrique du Sud) et neuf pays africains pour discuter de dossiers déjà débattus pour la plupart par les Huit. Le président chinois Hu Jintao, qui devait assister au sommet, a toutefois interrompu son voyage en Italie et a regagné Pékin pour suivre la situation dans la province du Xinjiang (nord-ouest), théâtre d'émeutes sanglantes depuis dimanche entre communautés ouïghoures et han.
source: The Associated Press
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