
Bien qu’il n’ait pas préparé l’allocution qu’il a prononcée lors de la cérémonie de passation qui a eu lieu dans la matinée du mercredi 29 janvier 2014 au Palais Eddhiafa de Carthage, le Chef du Gouvernement sortant Ali Laârayedh a donné le discours qui a le plus touché les Tunisiens durant son mandat.
En improvisant, en parlant avec sincérité du fond du cœur de sa famille et de son père agriculteur qui lui a toujours conseillé de ne léser personne et qui a tant rêvé de le voir devenir instituteur, en revenant sur les injustices qu’il a subies durant sa vie, sur son parcours semé d’embuches et sur le destin qui l’a conduit du statut de condamné à mort à celui du Chef du Gouvernement, Laârayedh n’a pas laissé indifférents les présents dans la salle et les téléspectateurs de la télévision.
Il a indiqué dans ce sens que «les véritables leçons à tirer sont que rien ne dure jamais et que les personnes et les gouvernements changent, mais l’Etat est constant», relevant que son gouvernement «a assumé la responsabilité qui lui a été confiée et œuvré à accomplir le devoir et à satisfaire Dieu, la conscience et la patrie dans des conditions très difficiles et malgré toutes les tentatives de mise en doute ».
Le gouvernement, a-t-il avoué, a certainement commis des erreurs, mais il a réussi des missions délicates que l’histoire retiendra, insistant sur le fait qu’il a continué sa mission «jusqu’à la dernière minute pour qu’il n’y ait pas de vide dans le pays».
L’ex-Premier ministre a salué les efforts de tous ceux qui ont travaillé avec lui, ainsi que ceux qui ont contribué à aider son gouvernement, souhaitant à la fin la réussite à son successeur et la prospérité à notre chère Tunisie.
KBM