
Dans la catégorie des icônes cathodiques, super star de la margarine, élevée au rang de héros à la faveur de racolage et de copinage, on aura rarement vu mieux que Samir El Wafi. Formé à l’école de l’opportunisme et du mauvais goût (Hannibal TV de l’autre époque), le journaliste-animateur-producteur fascine les plus crédules et intrigue les plus avertis.
Mais il semble que le faux révolutionnaire qui se pavanait d’avoir défié les cadors de l’ancien régime et d’ignorer les remontrances de son père spirituel Arbi Nasra se révèle un simple opportuniste à la solde du plus offrant.
Le produit qui lave plus blanc que blanc a été bien packagé et les zestes de connivence, de pertinence et d’insolence ne sont que des additifs nocifs pour un produit impropre à la consommation.
La dernière affaire sordide d’Attounissiya sur fond de vol de cassettes témoigne de la grande tromperie que nous vivons et du niveau hautement apprécié de ces nouveaux produits de lessive. Accusé de propagandisme outrancier suite à sa pâle prestation avec Rached Ghannouchi, Samir El Wafi , en fin stratège et apprenti docile de ses nouveaux maîtres , a frappé un grand coup.
Détourner l’attention des Tunisiens sur le fond de son émission électoraliste et botter en touche son concurrent direct au sein de la chaîne Moez Ben Gharbia ennemi déclaré de son nouveau maître Slim Riahi.
Avec de telles pratiques, qui ne se limite pas à cette chaîne controversé qui n’est en plus Tunisienne, puisqu’elle n’a pas de licence en Tunisie, comme l’a avoué Ben Gharbia, le paysage audiovisuel tunisien devient encore plus miséreux, anarchique et nauséabond, surtout devant la faiblesse manifeste de la HAICA qui s’est soucié beaucoup plus à s’opposer au gouvernement qu’à organiser le secteur.
L’argent et la politique font rarement bon ménage et face à l’incurie du gouvernement et la passivité étonnante de la HAICA , la confusion est totale et traduit la profonde crise de valeurs que traverse notre pays.
Ainsi certains animateurs apparentés se sont transformés en porte-parole, quelques émissions sont devenues des vitrines de téléshopping politique et des patrons de chaines se sont découvert une vocation et un destin national en s’intronisant Promoteur-Patron-Président de Parti.
Décidément, la Berlusconomania fait des émules et pourvu que la contagion de la Bunga Bunga ne les atteigne pas.
Jalel JEDDI
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