
La révolution tunisienne déclenchée le 14 janvier 2011, n’est autre la deuxième révolution populaire de grande ampleur lancée en soixante ans.
La première révolution a été déclenchée le 18 janvier 1952, date à laquelle s’est tenu dans la clandestinité, le Congrès extraordinaire du Parti destourien dont le Résident Général Jean de Hautecloque avait interdit l’organisation et qui allait réclamer l’indépendance.
Toutes les composantes de la société tunisienne se sont alors unies. Cette lutte armée a été pilotée par deux forces soudées dans un seul élan: le parti du Néo-destour conduit par Habib Bourguiba et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) menée à l’époque par Farhat Hached.
Pour fêter ce soixantième anniversaire, la famille destourienne ainsi que des syndicalistes ont décidé de fêter la première révolution à travers une cérémonie commémorative des évènements du 18 janvier 1952 au palais des congrès à tunis.
D’importantes personnalités politiques et de grande envergure sont invitées à cette cérémonie tels que MM. Béji Caid Essebsi, Ahmed ben Salah, Rachid Sfar, Mohamed Chaker et d’autres éminents symboles du mouvement destouriens..
Présentés en rangs dispersés aux élections de la constituante, les destouriens qui s’étaient présentés dans la compétition par l’intermédiaire de nombreuses petites formations ne sont pas arrivés à former des listes communes pour faire entendre leurs voix. Résultat, leurs voix étaient éparpillées entre les multiples partis destouriens et non destouriens.
Cette réunion populaire sera, peut-être, l’occasion pour les destouriens, désorientés après la dissolution du parti RCD, de renouer contact et de resserrer leur rang afin de remobiliser la masse destourienne. Sans véritable assise populaire, les forces destouriennes se réunissent aujourd’hui pour poser la première pierre d’un éventuel nouveau front destourien qui fera face à Ennahdha et au front centriste.
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