Lors de la plénière de la Constituante tenue mardi au Bardo, un point de divergence a opposé le groupe du Mouvement islamiste Ennahdha
et les autres groupes. Il s’agit du point relatif à l’adoption du référentiel des formations politiques de la Constituante comme source de législation et d’élaboration des lois.
Pour Sahbi Atig (Ennahdha), la Constitution doit être basée sur les principes islamiques pour garantir la réconciliation entre l’identité du peuple et les lois qui le régissent.
« L’idée de séparation du politique et du religieux est étrangère à l’Islam », a-t-il justifié, considérant l’Islam comme « une croyance, une conviction et une manière de gérer la vie sociale et les relations entre individus ».
« La Constitution doit réaffirmer l’appartenance arabo-musulmane de la Tunisie. Le texte de la Constitution ne doit pas contenir des dispositions contraires au Coran et à la Sunna », a ajouté l’élu d’Ennahdha, précisant que son parti propose de s’inspirer, en plus du référentiel de l’Islam, des principes universels, du réformisme tunisien et des acquis humanitaires en tant que sources de législation.
Mouldi Riahi (Ettakatol) a exprimé sa crainte que l’institution de la charia comme source principale de législation ne donne lieu à des surenchères que la société peut éviter.
Il a proposé de se limiter à l’article premier de la Constitution de 1959 qui fait l’objet « d’un consensus entre toutes les parties », appelant à inscrire dans la Constitution, le respect de la liberté de conscience, de la protection des lieux de culte et de la garantie de leur neutralité.
D’autres points de discordes sont apparus entre les groupes parlementaires sur la nature du système politique entre ceux qui appellent à l’adoption d’un système parlementaire unicaméral (Ennahdha) ou un régime mixte, mi-parlementaire, mi-présidentiel (CPR) ou un régime présidentiel modifié (Ettakatol).
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