La balance commerciale de l’Algérie reste toujours fermement tributaire des cours mondiaux des hydrocarbures (plus 30% du PIB). Le gaz naturel et le pétrole représentent, à eux seuls, 98 % des revenus d’exportation du pays.
En plus de la mise au vert des équilibres macroéconomiques, ces réserves de changes font de l’Algérie un pays «solvable»
Encore mieux, Grâce à l’or noir, Alger engrange des recettes fiscales de plus de 27 milliards d’euros de recettes entrés dans les caisses du fisc algérien en 2007, a annoncé ce mardi le directeur de la fiscalité des grandes entreprises, Djilali Kouider Benhamed.
Ce montant est nettement plus élevé que celui inscrit dans la loi de finances pour 2007 qui tablait sur des recettes fiscales pétrolières de 10 milliards d’euros environ.
La plus-value s’explique essentiellement par le fait que le prix de référence pour le calcul de la fiscalité pétrolière est arbitrairement fixé par les autorités à 19 dollars le baril contre un prix moyen effectif de vente d’environ 90 dollars le baril.
Malgré cette embellie financière, l’Algérie se prépare à « l’après pétrole » en développant les infrastructures de base et en créant les conditions nécessaires à l’émergence de secteurs de substitution pour se mettre à l’abri des fréquentes fluctuations du marché énergique.