Le mouvement syndical tunisien est né au début des années vingt suite à une action menée dans ce sens par Mohamed Ali Hammi
qui créa la (première) CGTT le 19 janvier 1925. Son fondateur fut jugé et le syndicat disparâit.
En 1937, une deuxième confédération générale des travailleurs tunisiens CGTT, se voulait une réincarnation de la première CGTT. En 1938, c’est Hédi Nouira qui en prit la direction suite à un conflit entre le parti et la confédération. Un an après, elle disparait une seconde fois.
ET comme il n’y a jamais deux sans trois, en 2011, une troisième CGTT vient d’être lancée, c’est ce qu’ont annoncé, mardi 2 février 2011, à Tunis, les membres du comité fondateur de ce nouveau syndicat.
Les intervenants ont indiqué, dans une conférence de presse, au siège de la confédération, à Tunis, que cette annonce marque l’entrée en activité effective l’organisation créée depuis quatre ans.
Ils ont fait remarquer que le lancement d’une nouvelle organisation syndicale contribue au développement de l’action syndicale en Tunisie et offre aux salariés la liberté de choisir leur syndicat.
Pour qu’il n’y ait pas de problèmes avec L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), les intervenants ont appelé à la conjugaison des efforts de tous les syndicalistes des différentes organisations syndicales afin de relever les principaux défis de l’action syndicale nationale : la défense des droits économiques et sociaux et la garantie d’un travail décent dans le cadre de la mise à niveau du système de production.
M. Habib Guiza, coordinateur général de la CGTT, a expliqué que le pluralisme syndical est garanti par la Constitution tunisienne dans son article 8, et reconnu dans le statut des syndicats, conformément au Code du travail.
Selon ses fondateurs, la CGTT tend à contribuer à la réforme de l’action syndicale et à la rénovation de ses méthodes de travail. Elle s’attache, également, au travail volontaire, à l’action sociale, aux études et à la formation.
La nouvelle organisation syndicale vise, par ailleurs, à défendre les droits sociaux essentiels des travailleurs, à participer aux mutations sociales et à défendre l’indépendance de l’action syndicale.
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