Dans un communiqué qu’elle vent d’éditer, l’organisation Al Bawsala s’est dite surprise d’être mêlée à la polémique sur l’absentéisme des députés.
Le communiqué a précisé qu’el Bawsala a été accusé d’avoir publié la liste désignant les députés absents de l’Assemblée Nationale Constituante et qui feront l’objet d’une déduction de leur rémunération mensuelle du fait de leur fonction, de la part du député Mouldi Riahi, président du bloc Ettakatol à l’ANC, et ce, lors de la séance plénière en date du lundi 18 août 2014.
Ce dernier a déclaré: « Al Bawsala est celle qui a publié ces informations », appelant ainsi à enquêter sur leurs véracités. L’organisation a indiqué qu’elle: » souhaiterait apporter des éclaircissements sur le fait que le journal Al Maghreb ne s’est ni basé et n’a ni attribué ces informations à Al Bawsala.
Aucune source n’ayant été citée, il est donc utile de rappeler que cette liste a été obtenue directement sur le site officiel de l’Assemblée Nationale Constituante. Sachant que ces informations sont truffées d’erreurs, c’est donc à cette dernière d’en assumer l’entière responsabilité étant donné qu’elle a publié des informations non vérifiées sur son propre site officiel. »
L’organisation Al Bawsala a veillé sur le suivi des activités de l’Assemblée Nationale Constituante à travers son projet « Marsad Majles », en suivant les présences et les absences des députés en commissions et lors des votes en séances plénière et ce, d’une manière quotidienne. Ceci s’inscrit dans un effort de l’équipe d’Al Bawsala à fournir une source d’information et d’archivage des activités de l’Assemblée Nationale Constituante.
L’organisation Al Bawsala a indiqué qu’elle n’a pas cessé de demander à l’Assemblée Nationale Constituante de publier toutes les informations relatives à son activité, qu’il s’agisse des présences et des absences des députés, des résultats nominatifs des votes que des procès-verbaux et ce, afin d’en assurer la transparence et fournir l’information au public afin d’éviter la confusion des rôles entre celui d’un organisme public et son obligation de fournir l’information et la société civile dans son rôle de contrôle et d’observation.
L’organisation Al Bawsala a rappelé à la fin de son communiqué que l’article 126 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale Constituante dispose qu’ « il incombe au bureau de l’assemblée de publier sur le site Internet de l’Assemblée Nationale Constituante, la liste des présents durant les séances plénières et les commissions et ce, dans un délai ne dépassant pas trois jours après la tenue des séances ; la liste devra en outre préciser si les absences ont été ou non justifiées. Il est du droit de chaque député de contester une telle liste dans un délai ne dépassant pas une semaine après la publication de la liste ». A préciser que ce même Règlement Intérieur prévoit qu’ « il revient au bureau de décider du niveau de déduction de la rémunération adéquate à la durée de l’absence et de publier la liste des jours d’absence sur le site Internent de l’assemblée » et ce, « s’il y a eu plus de trois absences non justifiées en plénière ».
Cet article du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale Constituante a été adopté en date du 15 mars 2013, qu’il est par conséquent entré en vigueur et qu’il aurait fallu l’appliquer dès lors, ce à quoi l’Assemblée Nationale Constituante a échoué, puisque cet article du Règlement Intérieur a été constamment violé. L’organisation Al Bawsala tient par ailleurs a rappelé qu’elle a déjà porté plainte contre le Président de l’Assemblée National Constituante, pour la transparence et l’accès à l’information au sein de cette dernière.
Sur la base des accusations qui portent atteinte à la crédibilité de l’organisation, Al Bawsala demande par conséquent à M. Mouldi Riahi, député à l’Assemblée Nationale Constituante, de lui présenter des excuses, en séance plénière, et de retirer ainsi ces fausses accusations.
Al Bawsala a aussi mis en garde que si ces excuses ne sont pas présentées et l’erreur rectifiée, elle se réserve le droit de prendra toutes les mesures appropriées et ce, en portant plainte pour diffamation.