
Lundi dernier, un événement assez sarcastique mais ô combien ridicule a dominé les débats à l’Assemblée nationale Constituante.
Un échange verbal entre le néo indépendant Brahim Kassas à qui on prête une future adhésion à « Nidaa Tounes », et l’indépendant d’obédience proche du parti Ennahdha Abderrazek Khallouli a tourné au vinaigre.
L’altercation verbale, mêlée de provocations dans les deux sens, s’est envenimée au fur et à mesure que l’un rétorquait à l’autre jusqu’au moment où Brahim Kassas est sorti de ses gonds, s’emporta et tenta d’agresser son acolyte.
Heureusement que les autres députés l’en ont empêché alors qu’il tenait un stylo à la main. Un stylo qu’il tenait comme un poignard… Une scène digne des plus grands thrillers et aux téléspectateurs ébahis voire choqués de voir quelle tournure ont décidément pris les débats dans l’hémicycle de l’ANC.
Et bien que Kassas se soit excusé de son geste et du chaos qu’il a provoqué à l’ANC, cela n’a pas « intimidé » Khallouli. Ce dernier, a l’intention, en effet, de porter plainte contre son collègue à l’ANC tout en insistant sur la question de l’arme blanche, considérant que Brahim Kassas l’a menacé.
De son côté, Brahim Kassas, dément le fait d’avoir tenu un poignard dans la main et précise qu’il avait un stylo avec lequel il avait décidé, sous la colère, de rédiger sa démission en tant que député, chose que ses collègues l’ont empêché de faire tout comme il se sont interposés entre lui et Khallouli afin d’éviter l’irréparable.
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