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Le Président allemand Gauck : « La réussite de la transition démocratique dépend du travail de l’IVD »

29 avril 2015
in Actualités
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Après une série de rencontre avec le Président de la République tunisienne et les membres du gouvernement, le président de la République Fédérale d’Allemagne, Joachim Gauck, actuellement en visite d’Etat en Tunisie,   a effectué une séance de travail ce mercredi 29 avril avec les membres de l’Instance Vérité et Dignité.

 

Internationalement reconnu comme un spécialiste du travail sur la mémoire, Mr Joachim Gauck avait été élu en 1990 à la tête d’une Commission spéciale chargée de superviser la dissolution du ministère de la Sécurité d’Etat, la police politique allemande (l’ancienne « Stasi »).

C’est pour cela que lors de sa rencontre avec les membres de l’IRV, il a déclaré qu’il est, à ce titre, « particulièrement intéressé par le déroulement de la mission de cette instance, et plus généralement de l’expérience tunisienne en matière de justice transitionnelle », ajoutant que l’Allemagne est « soucieuse d’y apporter un soutien sur tous les plans ».  

« La réussite de la transition démocratique dépend du travail de l’IVD », a insisté le président allemand, ajoutant qu’« il n’y a pas de transition vers la démocratie en l’absence de travail sur la mémoire, tout en reconnaissant qu’« il n’y a pas de modèle préconçu en la matière.

 « Chaque pays a sa spécificité et sa propre voie pour arriver à confronter son passé et régler un passé plus ou moins lourd en termes de despotisme, même si les principes fondamentaux restent les mêmes pour l’ensemble des pays concernés », a-t-il souligné, tout en s’abstenant de « toute ingérence dans les affaires des Tunisiens qui sont suffisamment murs pour tracer leur propre voie ».

« Au cours de ce travail sur la mémoire, les archives jouent un rôle fondamental » selon l’Expert Gauck, qui a affirmé que « ce sont les archives qui permettent d’accéder à des informations qui ont régi l’oppression ».

 « Il est très néfaste pour toute démocratie naissante que l’oppresseur ait le monopole de l’information » a en effet expliqué le président allemand : « si l’oppresseur détient une information en lien avec le passé, toute victime y a alors également droit ».

 

« En règle générale, toute partie qui voudrait conserver ce monopole est en réalité désireuse de perpétuer un régime autoritaire et non de rompre avec lui », a développé le Président Joachim Gauck qui estime qu’il est toujours souhaitable d’organiser un débat national sur la question de l’accès aux archives dans un Etat de droit. « En matière d’accès aux archives, on ne saurait appliquer le droit commun aux archives de la dictature qui ont un statut particulier », explique-t-il cependant.

« Il arrive que des tierces personnes soient concernées par un document », nuance-t-il, « d’où la nécessité de la réglementation de l’accès aux archives : il s’agit de préserver la vie privée en oblitérant les noms concernés, tout en permettant aux victimes un libre accès aux documents en question ».

« La redevabilité en matière de justice transitionnelle évalue davantage la culpabilité morale que judiciaire » a conclu le président allemand à propos de ce qu’il qualifie de culpabilité politique : « la finalité doit être un examen de conscience des responsables d’exactions afin de garantir leur non répétition. Ce n’est pas par le judiciaire que l’on résout les questions relatives au passé ».

L’expérience tunisienne dispose d’un atout précieux malgré un contexte parfois difficile : un texte législatif régissant une mission exceptionnelle en lui donnant de larges prérogatives, a pris acte le président auprès des membres de l’Instance Vérité et Dignité.

La présidente de l’IVD Sihem Ben Sedrine s’est déclarée pour sa part honorée de rencontrer non seulement le président d’un pays ami mais aussi une figure du résistant à l’oppression et d’un militant qui a su mener à bien le processus de justice transitionnelle en Allemagne ainsi que celui du démantèlement d’un passif autoritaire articulé autour d’une puissante police politique.

« Nous avons encore à convaincre ceux qui sont réticents à confronter notre passé, car il s’agit d’une étape incontournable, nécessaire à toute démocratie apaisée qui aspire à la cohésion sociale, la gestion purement sécuritaire étant insuffisante pour prévenir les violences », a estimé la présidente de l’Instance. Elle a rappelé que le déminage des tensions du passé fait partie intégrante du mandat de l’IVD : « c’est certes un grand défi, mais nous avons la confiance du peuple tunisien pour le mener à terme ».

 

 

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