
Samedi dernier à Gafsa, des rumeurs ont alerté la ville. Un incendie serait déclaré dans une zone. Voulant se rendre sur les lieux, les journalistes et cameramen de Télévision « Chabaket Tounès Al Ikhbaria » ont été agressés et invectivés par des agents en uniformes et en civile, devant le district de la Sûreté Nationale de la place, et, les ont empêchés de filmer, et même tenté de dessaisir le caméraman de la chaîne associative « Al Hiwar Ettounissi » de son matériel de travail.
Le confrère Gharbi, a pu, malgré tout, sauvegarder son matériel et le garder en sa possession, ce qui aurait déplu à deux agents qui ont décidé de le refouler jusqu’au local du district de la sureté nationale, si ce n’était l’intervention de son chef, en personne qui avait ordonné sa libération.Mohamed Lassoued a témoigné qu’un agent lui a arraché la caméra, l’a introduit de force dans le poste de police. De nombreux journalistes se sont rassemblés devant le poste. Après une détention qui n’a pas duré plus de dix minutes, ce dernier a été libéré.
Hédi Raddaoui, correspondant de « Radio Kalima », a confirmé que les forces de sécurité ont empêché les journalises de filmer et d’accomplir leur mission et que, lui-même, a été agressé physiquement et verbalement.
Selon L’Observatoire du centre de Tunis pour la Liberté de la Presse, « ces agressions ont touché les confrères :
– Hédi Rawadi, correspondant de « Radio Kalima »
– Riadh Hidouri, correspondant de la chaine « Al Hiwar Ettounissi »
– Mohamed Gharbi, caméraman d’ « Al Hiwar Ettounissi »
– Faten Khalifa, correspondante du journal « Eto-unissia » et du site « Mourassiloun »
– Zied Ben Amor, journaliste à « Radio Sawt El Manajem »
– Mohamed Lassoued, Caméraman de la chaîne « Chabakat tounes Al-Ikhbaeria »
– Marouen Ksira, correspondant de « Radio Cap FM »
Le Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse qui exprime sa solidarité avec tous les confères et toutes les consœurs ayant été exposé-e-s à ces agressions dans la ville de Gafsa, appelle le ministère de l’Intérieur d’enquêter dans les plus brefs délais sur ces faits graves et met en garde contre les conséquences que peuvent générer de telles pratiques pour l’instauration d’une Presse régionale professionnelle et osée ».
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