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Audiovisuel Tunisie: les directeurs de journaux s’opposent au projet de décret-loi

20 septembre 2011
in Divers
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L’Association des directeurs de journaux et le Syndicat tunisien des dirigeants de médias ont fait part de leur « désagrément » en raison de « leur exclusion de l’élaboration du projet du décret-loi relatif à l’organisation du secteur audio-visuel préparé par l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication ».

Ils ont, également, dénoncé la création, prévue par ce projet, d’une haute instance indépendante de la communication audiovisuelle ayant des prérogatives répressives l’autorisant à fermer une radio ou une télévision ».

Dans une déclaration commune publiée, lundi, les deux structures estiment que ce projet constitue une mesure « privative de libertés » qui « enchaîne les entreprises et anéantit les objectifs de la révolution ».

Ils ont appelé l’INRIC à renoncer à ce projet et à élaborer un nouveau projet auquel participent les différentes parties, exprimant leur entière détermination à défendre leurs droits par tous les moyens prévus par la loi.

Ils ont, en outre, appelé à ouvrir le dossier de l’information de manière sérieuse et à examiner ses problèmes, notamment, l’emploi, les salaires et les rapports avec le pouvoir.

Ils ont appelé les journalistes, à travers leur syndicat, « à coordonner ensemble afin de défendre la profession contre les menaces qui peuvent lui porter atteinte.

Ils ont exhorté le gouvernement, les partis et la société civile, à « assumer entièrement leurs responsabilités et à exprimer leurs positions à l’égard de ces projets arbitraires attentatoires à la liberté d’information et à son avenir en Tunisie ».

L’Association des directeurs de journaux et le Syndicat tunisien des dirigeants de médias ont fait part, également, de leur « profond désagrément de l’atteinte portée à l’image des chefs d’entreprises de presse auprès de l’opinion publique, en raison des déclarations de dénigrement délibéré faites par l’Instance Nationale pour la réforme de l’information et de la Communication », considérant cette attitude comment étant préjudiciable aux entreprises de presse et à leurs personnels.

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