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Entre grève et remise en question

17 septembre 2013
in Chroniques
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En cette journée de grève des journalistes tunisiens, il est du devoir de tout tunisien de participer à la protection de la liberté de la presse, de soutenir les journalistes dans leur combats pour abolir les peines physiques contre les chevaliers de la plume, d’œuvrer pour leur sécurité, de lutter contre l’impunité des crimes commis contre eux et contre la liberté d’expression.

Cette journée, qui est une occasion de réflexion, d’introspection sur les conditions d’exercice du métier de journaliste et qui représente un rendez-vous incontournable pour défendre les acquis dans le domaine de la liberté d’expression, doit néanmoins représenter une opportunité de jeter un regard critique sur la profession, ses conditions d’exercice, sa situation et ses horizons.

Car il est plus que jamais nécessaire de trouver, entre les professionnels du métier, à travers un dialogue sincère, des solutions adaptées.

Des solutions qui  puissent surgir uniquement des réflexions des professionnels du métier, dans le sens de la promotion d’une presse libre, indépendante et surtout crédible et responsable.
 
En cette journée de grève, il est donc aussi nécessaire d’avouer que la presse tunisienne n’a pas encore atteint le niveau escompté par la population et d’en appeler tous ceux qui y travaillent, une fois de plus, au sens de la responsabilité et au respect des règles d’éthique et de déontologie.

C’est le seul moyen d’éviter de tendre la perche à d’éventuels « prédateurs de la presse ».

Il faut aussi rappeler que le journaliste, malgré la spécificité de sa profession, n’est pas au dessus de la loi et qu’il doit se fier dans l’exercice de son métier au moins aux règles de la déontologie pour éviter de salir l’image déjà peu reluisante de la presse tunisienne.
 
Mais malgré toutes les difficultés et les obstacles, il est certain qu’une nouvelle ère est en train de s’ouvrir pour la presse et les médias tunisiens.

Une ère de liberté qui doit obligatoirement faire appel à plus de responsabilité, plus de professionnalisme, plus de respect  des règles de l’éthique et de la déontologie de la profession de journaliste, afin d’éviter les chausse-trappes des  politiques et afin d’améliorer les performances dans le seul but d’atteindre le statut escompté du vrai « 4éme pouvoir ».

Un journaliste en grève…     

Slim Maâtoug


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