
L’interview accordée par le docteur Néjib Karoui, ami et docteur personnel du Chef du Gouvernement Hamadi Jebali au journal Ettounissia a eu l’effet d’une bombe dans les milieux politiques et particulièrement du côté du parti Ennahdha.
Les analystes ne cessent d’essayer de comprendre les raisons qui ont poussé cet ex-Nahdhaoui, qui s’est reconverti dans le caritatif, à critiquer aussi sévèrement et en public son parti, précisément en cette période.
Le fils de Hamed Karoui a estimé que l’erreur monumentale d’Ennahdha est d’avoir considéré le pouvoir comme une proie, oubliant que la légitimé acquise grâce à la victoire aux élections aurait dû impliquer beaucoup de travail et pas une course aux postes de responsabilité.
Néjib Karoui a indiqué que Hamadi Jebali travaille beaucoup, mais il a admis qu’il a commis des erreurs dues essentiellement au fait qu’il est parfois mal conseillé, l’appelant implicitement à les reconnaître et à les corriger pour le bien du pays.
Karoui n’a pas hésité dans ce sens, à tirer sur de nombreux ministres. Il a ainsi qualifié le ministre de la Santé, Abdelatif Mekki, d’un projet de dictateur qui veut sauter sur la présidence d’Ennahdha.
Quant au ministre de l’Industrie, Lamine Chakhari, Karoui a estimé qu’il «ne comprend rien», tout comme la ministre l’Environnement Mamya El Banna qu’il considère «perdue». Alors que le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Abdelwahab Maâter «ne fait rien», selon lui.
Néjib Karoui s’est demandé aussi s’il «est illogique de continuer à imposer une personne comme Lotfi Zitoun, l’homme le plus haï en Tunisie, alors que nous sommes dans un régime démocratique ?!…»
En somme, les déclarations ont été très critiques. Ce qui pousse à croire que la question du remaniement ministériel sera de nouveau d’actualité pour apaiser les ardeurs et renforcer le gouvernement.
N.B.
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