
Je m’estime heureux de ne pas avoir d’enfants en bas âge, autrement, en cette soirée du lundi 22 octobre 2012, j’aurais été obligé de leur demander d’aller au lit plus tôt que d’habitude.
En effet, la chaîne de télévision Attounsia TV nous a gratifié d’un triste et affligeant spectacle fait d’échanges d’insultes et pour peu, de scènes de pugilat. Il se trouve que comme par hasard, un incident technique a provoqué un arrêt des transmissions des autres chaînes tunisiennes et les tunisiens se trouvaient, presque malgré eux, obligés de regarder une émission au cours de laquelle l’invité phare était ce fameux Bahri Jelassi, secrétaire général du parti de l’Ouverture et de la Fidélité, désormais connu par ses positions bizarroïdes et ses propos choquants faisant l’apologie de la pédophilie.
Ce sinistre individu, pervers à souhait, s’est lancé dans des propos à faire vomir et des insultes qui feraient pâlir les voyous de la pire espèce.
Ce qui désole en plus, c’est que cet hurluberlu, qui ne semble pas jouir de toutes ses facultés mentales, avait défrayé la chronique une semaine auparavant lors d’un passage sur une la chaine Tounessna TV. Ce qui veut dire que la chaîne Attounisia TV ne pouvait pas prétendre qu’elle n’était pas prévenue des risques de l’inviter !
Mais quel étaitent les vraies objectifs de cette chaîne en invitant un tel personnage aussi controversé et aussi choquant ?
Si cela a été fait dans le but de booster l’audimat, l’objectif, même s’il a été réalisé, peut avoir un effet inverse, car l’émission a dégoûté plus d’un au risque de ne plus retourner voir cette chaine.
Si c’est pour nuire indirectement à une certaine idéologie ou une certaine tendance, on ne peut que dire que la déontologie aurait du primer et qu’il y a d’autres façons pour combattre ce genre d’idées…
La liberté des médias est certes importante, mais ils doivent faire preuve d’un sens de la responsabilité pour éviter de pareils dérapages qui pourraient apporter de l’eau au moulin de ceux qui tentent de brider cette liberté.
Après pareil scandale, on ne peut que dire vivement la création de cette Haute Instance de Régularisation des Médias Audio-visuels, qui espérons le à l’instar du CSA en France, veillerait à ce que les médias ne tombent pas dans ce genre de dérapages aussi préjudiciables pour la société.
Moez Ben Salem
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