Quand on parle de troubles spécifiques d’apprentissage, on fait essentiellement référence aux enfants qui présentent un trouble spécifique d’une fonction cognitive, qu’il s’agisse d’un trouble du langage oral, du langage écrit, ou tout simplement d’un trouble de l’attention etc.
Ces troubles impactent sur la capacité d’apprentissage des enfants entraînant ainsi des retards de langage, une dyslexie ou encore une phobie scolaire etc.
D’ailleurs, selon une estimation récente de l’organisation mondiale de la santé (OMS), environ 8 à 10 % des enfants sont actuellement sujets à des troubles d’apprentissage scolaire, explique la professeure agrégée en médecine physique et réadaptation fonctionnelle à l’Institut orthopédique Mohamed Kassab de la Manouba, Imen Miri, qui souligne que ces troubles ne sont pas souvent dépistées à temps.
Toujours selon la même source « Les troubles spécifiques d’apprentissages (TSA) qui sont des troubles affectant les performances scolaires (lecture, calcul, écriture) demeurent méconnues par certains médecins, enseignants et parents et sont très souvent confondues avec les difficultés d’apprentissage qui, elles, sont temporaires et plutôt liées à des causes psychologiques et socio-familiales (difficultés économiques, problèmes familiaux…) ».
D’après Miri, contrairement aux difficultés d’apprentissage qui peuvent être corrigées, les TSA à l’instar de la dyslexie, la dysgraphie et la dysphasie sont plutôt permanents et liés à une cause médicale et neurologique, d’où l’importance, selon elle, du dépistage et du diagnostic précoce afin de prévenir l’échec voire même l’abandon scolaire chez ces enfants.
En dépit de toutes les contraintes en termes de dépistage, la Tunisie a fait d’importantes avancées sur ces troubles grâce à une prise en charge de ces enfants par des équipes pluridisciplinaires utilisant des outils de diagnostic précoce qui espérons le trouverons des prolongements fiables dans les années à venir.
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