
Les dérives salafistes ne cessent d’aller crescendo dans nos murs. Après s’être illustrés récemment à Sejnane, les voilà qui récidivent à Sidi Bouzid, tentant d’interdire la vente d’alcool en procédant à la fermeture par la force de plusieurs bars.
Le gouvernement, resté assez souvent frileux à leurs dépassements, vient de les mettre en garde à travers le ministre de la Justice, Noureddine Bhiri: «Je dis à ces gens-là – les salafistes –, qui pensent que l’Etat a peur d’eux, que la promenade est terminée et que ceux qui dépassent les lignes rouges vont être punis», a-t-il précisé sur les ondes d’Express FM.
Cette mise en garde du ministre intervient à la suite de la fermeture musclée par des salafistes de plusieurs dizaines de bars à Sidi Bouzid. Depuis vendredi, des salafistes ont demandé aux propriétaires des bars et de points de vente de fermer leurs locaux avant d’avoir recours à la force pour «imposer leur loi».
Auparavant, les salafistes avaient misle feu samedi à un dépôt de boissons alcoolisées à Sidi Bouzid suscitant la colère de quelques habitants et des vendeurs de ces boissons.Ces derniers n’avaient pas trouvé mieux que brûler des pneus devant une mosquée du centre de la ville, ouvrant la voie à des affrontements entre les deux parties.
Dimanche, des milliers de salafistes s’étaient invités à Kairouan. Venus en bus de plusieurs régions de Tunisie, ces partisans d’Ansar Al Charia, l’un des mouvements les plus radicaux de la mouvance salafiste en Tunisie, ont investi toute la journée la grande mosquée et la médina de la ville.
Tourt récemment, ce sont les quartiers populaires de Tunis qui étaient en effervescence.Hay El Mathalith et Hay France, situés à la lisière de Hay Ettdhamon et Omrane supérieur et Hay Ibn Khaldoun ont été le théâtre d’affrontements entre un groupe de salafistes et des jeunes de la cité. Selon plusieurs témoins, c’est une rixe entre un salafiste et des jeunes en état d’ébrieté qui mit le feu aux poudres.
Au nom de Allahou Akbar, un groupe de salafistes est venu à la rescousse en essayant d’agresser les jeunes ivrognes. Pour se défendre, les habitants du quartier se seraient regroupés, pour contrer l’attaque salafiste, réussant à les repousser. Et cette bataille se serait déroulée sous les regard admiratif des forces de police qui semblaient admirer l’instant.
Mais c’est une autre version que donneront les salafistes. Selon eux, le conflit s’est déclenché après la prière du Icha quand un fidèle s’est fait agresser en quittant la mosquée, après qu’un groupe de délinquants ait accaparé les environs d’une mosquée pour vendre de la « zatla »
E. O. D.
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