Lorsqu’on a édité le 16 février un article sous le titre « L’ENI, le plus grand producteur de pétrole en Tunisie, quitte le pays« , dans lequel on a rapporté que la vague des départs des sociétés pétrolières étrangères de la Tunisie devient inquiétante; de nombreuses parties même parmi les officielles se sont précipités pour nous démentir et dénoncer « notre alarmisme » injustifié.
Mais voilà qu’après un mois et demi, le ministre de l’Industrie Zakaria Hamad est venu confirmer ce départ en ajoutant qu’il n’influencera pas sur la production du pays et que la Tunisie est en train de négocier avec les nouveaux acquéreurs intéressés par les parts de l’ENI dans les champs de Borma, Nawara et Maamoura.
Il est inutile de rappeler dans ce sens que, la société italienne ENI (Ente Nazionale Idrocarburi), qui explore en Tunisie depuis 1957, est la plus ancienne société pétrolière étrangère dans notre pays. Elle est aussi celle qui produit le plus, puisque sur les 56 000 barils de pétrole produits chaque jour par la Tunisie, l’ENI produit environ 35 000, dans les champs de Borma, Nawara ou encore Maamoura.
Le plus grave c’est qu’après les départs confirmés de la société pétrolière anglo-hollandaise, Shell Exploration de la société pétrolière britannique, Enquest, et de l’ENI, le départ inquiétant des sociétés pétrolières étrangères de la Tunisie risque de continuer, sans que les autorités ne daignent ouvrir sérieusement ce dossier brulant de l’exploitation des ressources énergétiques en Tunisie.
Ce qui prouve que nos politiques ne veulent pas s’aventurer dans ces zones dangereuses au risque de se faire dévorer par les lobbys d’intérêts.
K B M