« Juin 2008 sera le grand rendez vous des projets » a confié M. Jean Pierre Raffarin à Espacemanager en décembre 2007.
En fait, ce « grand rendez-vous » qui a été décalé d’un mois drainera pas moins de Quarante-trois chefs d’Etat et de gouvernement, rassemblés à Paris autour de Nicolas Sarkozy.
Le seul invité qui n’a pas confirmé sa présence est le président Lybien Mouammar Kadhafi.
L’objectif est de faire travailler ensemble autour de « projets concrets » 44 pays: les 27 Etats-membres de l’Union européenne et les pays de la rive Sud de la Méditerranée, dont l’Algérie, l’Egypte, Israël, l’Autorité palestinienne, la Syrie, la Libye ou la Turquie.
Quelle est belle cette affiche du sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée.
Comme il y a toujours un « mais » ce grand projet du président français, déjà passablement édulcoré, risque fort de se transformer en coquille vide le 13 juillet.
En effet, les pays arabes, à commencer par l’Algérie, ont réclamé des « clarifications » sur la présence d’Israël au sein de l’Union pour la Méditerranée.
Autre crainte est celle relative au fait que les pays du Sud ne veulent pas voir se perpétuer le processus de Barcelone et de voir la Commission monopoliser la décision.
Enfin, un point positif est à relever et qui pourrait pencher la balance en faveur de l’adoption de ce projet est celle qui concerne le souhait du président Français
Nicolas Sarkozy de voir une véritable co-présidence, exercée conjointement pour deux ans par le représentant d’un pays de la rive Sud et celui d’un Etat de la rive Nord.
L’objectif étant de renforcer l’implication du Sud par rapport à l’actuel processus de Barcelone, engagé en 1995.
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