
«Nous n’avons qu’une liberté: la liberté de nous battre pour conquérir la liberté», disait Henri Jeanson. Liberté, On parle toujours de liberté, défendre les libertés mais savons-nous ce que c’est la liberté? En Tunisie, la liberté, la vraie, a commencé un certain 14 janvier 2011.
C’était la forme la plus pure et la plus sincère de liberté, la liberté de réclamer son droit à la parole, la liberté de réclamer son droit au travail, la liberté de réclamer son droit à une vie digne, la liberté de réclamer son droit à liberté, la liberté de réclamer son droit à la vie.
Ce 14 janvier 2011, la peur qui avait habité le Tunisien pendant 23 ans s’est évaporée, envolée, disparue. Le Tunisien a choisi de tracer son destin, de refuser ce qu’on avait décidé pour lui, de se révolter face à cet esclavage. Et le jour même, Le dictateur est tombé.
Et voilà qu’aujourd’hui, ce même Tunisien se retrouve à mener le même combat, cette fois, face à un nouveau dictateur, encore plus fort, plus féroce que l’ancien, et sous le masque de la démocratie. Voilà qu’aujourd’hui, il voit que ce dictateur qu’il a mis en place lui consume chaque jour un peu plus de sa liberté. Il regarde sa liberté s’échapper de son contrôle, ses frères de lutte pour la vie meurtris, délaissés à leur propre sort, abandonnés par ce dictateur aveuglé parle pouvoir tant attendu depuis des années.
Qu’ont-ils fait depuis leur victoire? Ont-ils pensé à ce pauvre Tunisien qui a mené le combat à leur place? Ont-ils pensé à leurs frères qui tombaient sous l’emprise des balles? Ont-ils pensé à leurs familles qui les pleuraient chaque jour pour recevoir justice? Ont-ils pensé à ceux qui ont perdu un père, une soeur, une mère, un frère, un ami…? Ou bien à ceux qui souffrent encore?
Non, ils n’y ont pas pensé! Ils ont trahi leurs mémoires en vendant leur pays! Ils ont trahi leur mémoire en laissant à nouveau régner la terreur des fous qui violentent, agressent et tuent au nom de la religion.
Pensent-ils à ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants? Et s’ils ne rentraient pas ce soir…? Ont-ils pensé à ceux qui crevaient de faim? Non, trop occupés à assouvir leurs propres faims d’abord!
Le problème en Tunisie, c’est que chaque extrême veut exterminer l’autre. Pourtant, il y a une action qui demande moins d’efforts: coexister.
Mes amis, Continuons notre lutte, Continuons le combat ensemble et je suis sûr qu’à la fin, nous y arriverons. Peut-être pas demain, peut-être pas cette semaine, ni ce mois, ni cette année… mais Nous y arriverons! A force de lutter et de persévérer! Nous ne leur laisserons pas notre pays, nous défendrons les valeurs pour lesquelles nos frères, nos amis, notre famille se sont battus un certain 14 janvier 2011 et nous triompherons. Ensemble.
Pour les traîtres qui ont commis des crimes de haute trahison envers le pays, je vous dis: cette fois-ci, vous ne vous échapperez pas! cette fois-ci, vous répondrez aux conséquences de vos actes, vous répondrez à votre trahison envers votre Pays, à votre lâcheté, à votre nonchalance, Vous et tous ceux qui ont participé à cette mascarade.
Cette fois, il n’y aura pas de pardon. La justice suivra son cours quand vous y serez et il n’y aura pas d’autre issue ce jour-là. Il ne vous restera de solution que le « dieu » que vous prétendez défendre.
En espérant qu’Il réponde à votre appel après avoir sali la réputation de votre religion devant le monde entier. A bon entendeur, Salut!
Elyes Mehiri
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