
Dans une déclaration à la radio Mosaïque FM, le secrétaire général adjoint de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Hfaïedh Hfaïedh a menacé de nouveau de mener une série de grèves par secteurs si les représentants du syndicat de base de l’hôpital Hédi Chaker, actuellement en procès dont quatre sont en état d’arrestation, n’étaient pas relâchés.
Hfaïedh Hfaïedh a même brandit la « menace » d’une grève générale le 9 août à travers tout le pays, déclarant pour légitimer cette menace, que « la justice n’est pas indépendante, et que le parti au pouvoir veut déstabiliser l’UGTT ».
Deux scénarios avaient été proposés samedi 28 juillet, soit une grève générale, soit une grève sectorielle. Les congressistes avaient adopté la deuxième variante avec pour principales décisions l’observation, à partir de cette semaine, d’une série de grèves dans les secteurs public et privé, lesquelles seront suivies d’une grève régionale générale dans le gouvernorat de Sfax, au cas où les syndicalistes arrêtés ne sont pas libérés et les poursuites judiciaires à leur encontre ne sont pas annulées.
Les premières grèves sectorielles débuteront par une grève dans le secteur de la santé, et ce le mercredi 1er août. Elle sera suivie d’autres grèves sectorielles le 2 août pour le secteur des finances, des eaux et de l’électricité et du gaz ; le 3 août pour les secteurs de l’équipement des PTT et la radio de Sfax ; le 6 août pour le secteur des transports ; et le 7 août pour le secteur du pétrole et des caisses sociales ; soit une moyenne de trois secteurs par jour dans le public.
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