
De nombreux Tunisiens se sont indignés du comportement de certains médecins qui, étant en grève, n’ont pas laissé leurs autres collègues, pas forcément grévistes, exercer leur profession. Ceci, de l’avis de nombre d’internautes, constitue un manquement aux règles les plus élémentaires de la déontologie et surtout au serment d’Hippocrate.
Prendre en otage ainsi les malades, dont certains ont des cas urgents, dénote un manque de responsabilité. Certains médecins n’ont pas été favorables à ces comportements et l’ont fait savoir via le Net. Ainsi le docteur Emna Nouri a posté sur son compte facebook le texte suivant. Son message (c’est le moins qu’on puisse dire) n’est pas tendre vis-àvis de ses collègues:
« On ne m’a pas laissé traiter mes patients dont une urgence, ce matin. J’en ai mal au cœur. Tu as tout à fait droit de faire grève, j’en conviens; Mais que tu uses de ton pouvoir pour empêcher les autres de travailler, j’ai du mal à digérer. Les magouilles ont été au rendez-vous, quelle déception!
Grève d’une semaine et qui tend à être une grève ouverte… Dans le secteur de la santé publique, quelle ignominie! Des services déserts et des patients pour ne citer que le service de chirurgie, en post-op, qui sont abandonnés par leurs médecins.
Vous avez raison, il ne faut pas vous envoyer travailler dans les régions intérieures. Les habitants des régions intérieures méritent mieux que vous, ils méritent des médecins (au vrai sens du terme) qui soient bienveillants, dignes et surtout humains. Quant à vous, je vous souhaite de périr non pas 3 ans, plutôt 300 ans sous terre.
En attendant la fin de cette mascarade, Im home… Je suis -vraiment- incapable de regarder des parents ou des patients dans les yeux et leur demander de partir. »
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