Nida Tounes fera savoir, aujourd’hui, sa position concernant le nouveau gouvernement. La réunion du comité constitutif, tenue hier sous la présidence de Mohamed Ennaceur Président de l’ARP et en présence du chef de gouvernement désigné Habib Essid, du directeur du cabinet présidentiel Ridha Belhaj et du groupe parlementaire, a été houleuse et Essid a essuyé plusieurs critiques.
Les représentants du Nord Ouest n’ont pas été tendres. Cette région qui a massivement voté pour Béji Caid Essebsi, lui donnant près de 70% de ses voix, et qui a fourni, à elle seule, plus de 30% des députés du parti, soit 26 sur 86, s’est trouvée, comme à l’accoutumée « oubliée ».
Les représentants de Kasserine par la voix de Kamel Hamzaoui, ont, formellement, démenti l’appartenance du ministre de l’intérieur désigné, Najem Gharsalli, au mouvement Ennahdha, tenant à une représentativité qui s’élève au niveau des sacrifices et des attentes de la région.
Pour ce qui du vote de confiance, certains députés, comme Abdelaziz Kotti et Mondher Belhaj Ali, se sont montrés très réticents, alors que la consigne est de voter en bloc pour le gouvernement Essid. Il faut dire que des voix se sont élevées au sein parti, dont les instances comme le bureau exécutif et le conseil national, ont été exclus des consultations en cours, pour dire que Nidaa Tounes est le plus grand perdant dans cette opération, puisqu’il sera comptable de l’action d’un gouvernement qu’il n’a pas composé.