
Comme ça a été relayé par les médias, aussi bien tunisiens qu’étrangers, le Chef du gouvernement, Hamadi Jebali, vient de présenter sa démission au Président provisoire de la République, Mohamed Moncef Marzouki.
Selon notre source qui fait partie d’un parti démocrate de la scène politique tunisienne, et qui a été présent lors des concertations qui ont eu lieu entre vendredi 15 et lundi 18 février 2013 entre le Chef du gouvernement et les différents représentants des partis politiques pour la discussion de l’initiative de Jebali à Dar Dhiafa à Carthage, le Mouvement Ennahdha reconduira Hamadi Jebali pour constituer le nouveau gouvernement.
Notre source nous a indiqué que lors de ces pourparlers, il a été décidé d’un commun accord, excepté un seul parti politique, de demander à Ennahdha de s’engager à renouveler sa confiance en Jebali, qui s’est avéré l’homme de la situation.
On a su, aussi, que Jebali a tenu à démissionner pour ne pas être désavoué face à l’opinion publique puisqu’il a promis de le faire, en marge d’une déclaration de presse, dans le cas où son initiative pour constituer un gouvernement de technocrates, serait couronnée d’un échec.
Il est à noter, toujours selon notre source, que tous les partis, à une seule exception, se sont mis d’accord sur une feuille de route qui comporte une dizaine de points, dont la fixation d’une date pour les élections, la fixation d’une date pour achever la rédaction de la Constitution, le traitement du dossier sécuritaire…etc.
En d’autres termes, il y a eu un consensus sur tous les points de divergences, avec l’aval de Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha, qui s’est engagé devant tous les présents de respecter cette feuille de route et tous les points qu’elle comporte.
Il est à noter que Jebali, quand il briguera de nouveau son poste de Chef du gouvernement, constituera une équipe ministérielle composée essentiellement de technocrates mais aussi de quelques ministres politiques pour respecter la légitimité des urnes revendiquée surtout par le parti Ennahdha.
Pour conclure, notre source nous a affirmé que cette décision est vitale pour le pays, car, presque la totalité des partis voient en la personne de Jebali ‘l’homme de la situation’ et que cette démission entre dans le cadre de la bonne foi et du fait de tenir parole, avant de revenir sous de nouvelles conditions.
Slim Maâtoug
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