
L’installation des fameuses digues dans la plage d’Hammam-Lif, sous prétexte de protéger la ville des inondations lors des intempéries durant lesquelles les vagues risquent de monter très haut et de déborder vers la corniche, a été fatale à cette plage jadis réputée pour sa splendeur.
L’emplacement archaïque de ces fameuses digues très proches les unes des autres et très proches de la rive a condamné cette plage, puisqu’elles ont été à l’origine de sa pollution.
En effet, cet emplacement mal étudié a engendré systématiquement la stagnation des eaux et l’accumulation entre les digues et le littoral d’une algue brune (SOUFA), dégageant de la puanteur qui a pourri la vie des riverains, surtout pendant l’été..
Comme si cela ne suffisait pas, l’ONAS a contribué, elle aussi, dans ce crime contre l’environnement et contre la ville d’Hammam-Lif, en décidant pour le même prétexte de protéger la ville des inondations, d’ouvrir des embouchures qui déversent les eaux pluviales et usées en pleine mer !!
Malgré la révolte des Hammam-Lifois, qui n’ont pas cessé, depuis deux décennies, d’appeler à la démolition des digues et à la fermeture de toutes les embouchures de l’ONAS, qui déversent ces eaux polluées en pleine mer, leurs doléances pour sauver leur plage n’ont jamais trouvé d’écho.
Même l’ouverture partielle de brèches au niveau des digues pour permettre à l’eau de mer de circuler n’a jamais été réalisée, sous prétexte que ce genre d’opérations est très coûteuse pour la commune.
Longtemps abandonnés à leur sort si tragique, il semble néanmoins que les Hammam-Lifois peuvent finalement espérer voir leur plage sauvée. Dans ce sens, ils ont été surpris depuis dimanche dernier de remarquer la présence de gros engins et de trax sur l’une des digues.
Renseignements pris, il s’est avéré que la municipalité a finalement trouvé les moyens nécessaires et surtout la volonté, pour entamer les travaux afin d’ouvrir une brèche dans une des digues les plus mal conçues de la plage.
Les résultats ne se sont pas fait très attendre, puisqu’au bout de la troisième journée des travaux, la brèche d’une largeur de 10 mètres commence à prendre forme et l’eau qui stagnait depuis très longtemps commence à circuler. Mieux, il semble que la municipalité s’apprête à ouvrir d’autres brèches sur d’autres digues qui ont condamné la plage dans d’autres quartiers de la Corniche.
Ces travaux ont bien sûr fait le bonheur des Hammam-Lifois ; qui se sont remis à espérer voir leur plage sauvée ; au cas où les autorités continuent à ouvrir des brèches ou à démolir les digues et surtout si elles prennent parallèlement à cela la décision révolutionnaire de fermer toutes les embouchures de l’ONAS et de lui interdire définitivement de déverser les eaux pluviales et usées en pleine mer.
K.B.M.
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