
« Après l’amour désintéressé d’une maman, rien n’égale le bonheur de donner et de récolter le sourire reconnaissant d’un indigent vieux ou enfant.»
L’année 2012 s’annonce comme une année de vaches maigres, la solidarité des Tunisiens et des étrangers qui ont choisi notre pays pour y investir et travailler est plus nécessaire que jamais.
Des enfants et des personnes que le temps a marqués par ses rides indélébiles, tous près de chez vous, près des quartiers cossus et bourgeois et dans la campagne de notre petit territoire mais grand pays, meurent de froid journellement.
Un hiver qui sévit déjà, et la camarde n’a pas chaumé en récoltant les âmes innocentes d’enfants et de vieillards qui n’ont pas résisté à la dernière vague de froid qui ne semble pas s’atténuer et qui durerait encore quelques mois.
A ce juste titre, le comité local du Croissant Rouge de la Marsa, avait organisé des journées du 23 au 25 décembre avec le concours d’une grande surface commerciale de la Marsa, une collecte de dons en numéraires et en nature : couvertures et vêtements neufs et usagés pour les indigents et les moins nantis.
Les dons en numéraire qui ont afflué serviront pour l’achat de couvertures pour être distribuées à des nécessiteux, qui habitent dans des bouges et des cloaques ou le manque d’hygiène et de confort éclipse l’espoir et mate la volonté de vivre.
OUI, messieurs et mesdames des gens meurent de froid près de chez moi et de chez vous, des gens qui n’ont que leur dignité récemment acquise pour tout réconfort.
Des citoyens Tunisiens et Étrangers ont donné sans compter, certains connaissant des fins de mois difficiles ont contribué comme ils peuvent : «…soit clément avec ceux qui sont sur terre et celui qui est dans les cieux sera clément avec toi…».
Cependant, je ne peux m’empêcher de citer le comportement blâmable de quelques « citoyens tunisiens » :
– Un homme d’affaire tunisien : «…des nécessiteux en Tunisie, vous me faites rire, il n’y en pas point, ce sont eux qui ont applaudit Ben Ali, qu’ils aillent le voir pour les aider… »
– Une jeune actrice tunisienne qui s’est distinguée dans un feuilleton tunisien diffusé au saint mois de Ramadan, sortant d’une boutique de vêtements de luxe, rétorqua «… j’ai pas de temps à perdre, je ne donne rien, laissez moi tranquille.. »
Notre jeune bénévole qui les avait abordés, désabusée et désenchantée, en a pleuré….elle qui prend un taxi tous les matins, paie son propre déjeuner de son argent de poche pour rejoindre le stand de collecte… un monde de moralité et de citoyenneté la sépare de ces « citoyens » …
Bref, c’est pour vous dire qu’une petite minorité de nos concitoyens bien nantis, demeurent insensibles à la misère des autres ! Eh oui, cette race existe encore… Des gens argentés et guindés ont même jeté les tracts à la figure de nos bénévoles, mais loin de là, ces actes incivils n’ont nullement découragé nos braves bénévoles !!!
Grâce à Dieu des faits et témoignages émouvants militent pour l’inverse, je vous rapporte cette anecdote qui nous a tous et toutes bouleversés :
…une fillette de 6 ans a sacrifié son argent de poche, en glissant un billet de 20 dinars avec ses petites mains innocentes, dans la boite de collecte. Elle a exigé son reçu, et a signé le registre des collectes en écrivant son nom en lettres bâton. Elle partit en me lançant « …Monsieur, la prochaine fois, je vous apporte ma tirelire… » Que de leçons à tirer de cet petits déjà sensibles à la misère des autres !
Sur fond de dissensions politiques, de lutte pour le pouvoir, de troubles religieux, d’alliances contrariées et de filiations plus ou moins légitimes, les humains demeurent et restent unis.
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