
Accusé de tenir un double discours, le Mouvement Ennahdha est soupçonné de préparer le terrain pour une nouvelle dictature en Tunisie et est présenté par certains comme le successeur du RCD.
Ettakatol et Mustapha Ben Jaafar ont surpris leurs militants et sympathisants en décidant de pactiser au lendemain des élections avec un parti islamiste. Ces derniers sont rapidement taxés d’opportunistes. Moncef Marzouki, chef du Congrès pour la République, investi lundi président de la République tunisienne, se serait battu pour obtenir le poste acceptant que les prérogatives soient limitées. Il serait obsédé par le pouvoir.
Bref, la coalition tripartite (Ennahdha, Ettakatol et CPR) est accusée d’avoir manqué d’éthique politique et de préparer un coup d’Etat sur la transition que connaît le pays.
La Troika serait-elle réellement à l’origine de tous les maux ? La question est plus compliquée. Il ne suffit pas de se demander s’il s’agit de victoire ou d’échec. La vraie question est la suivante: Est-ce que la réussite de la transition et la découverte de la liberté enfouie se résume à un résultat ponctuel d’une votation populaire ? Certainement pas !
Hier était synonyme de peur, aujourd’hui est synonyme de défi. Et c’est le plus important.
La réussite est celle d’un peuple et la victoire est celle de chacun. Ingrats sont ceux qui, hier, demandaient la dignité et aujourd’hui la refusent car elle est trop parfumée de traditions.
La dignité n’a ni goût ni couleur, elle ne porte ni le drapeau d’un parti ni les insignes d’un gouverneur. La dignité est celle que chacun de nous est allé chercher au plus profond de soi et non ce que t’annoncent les titres des journaux.
La réussite de la transition comme la liberté ne s’offre pas, ne s’importe pas, ne se vend pas, elle s’acquiert et puis elle croît ou elle meurt en nous. Chacun se doit de la cultiver ou de la laisser choir dans la mer de l’oubli.
Maintenant, tout dépend de ce que chacun choisira. Etre du coté du tort ou de la raison, du faible ou du fort, peu importe, si cette bribe de chaleur que l’espoir d’une Tunisie meilleure nous a donné ne survivra que sur les murs d’un monde virtuel.
Le besoin de réalité n’est pas un cauchemar mais l’envie de se pincer le bras et se dire que tout ceci est « NOUS ».
NOUS tunisiens, soyons positifs et surtout vigilants. Faisons l’effort de nous mobiliser et de faire en sorte que les erreurs du passé ne se reproduisent plus. Enfin faisons également confiance à nos élus qu’ils soient issus de le majorité ou l’opposition. Une chose est sûre « Ne jamais revenir en arrière, même pas pour prendre son élan » A. Pazienza
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