
Les femmes tunisiennes ont manifesté, ce lundi 13 août, dans les rues de Tunis dans ce qui était décrit comme une grande marche pour protester contre l’article 27 de la nouvelle Constitution en préparation.
Le texte de cet article a en effet créé la polémique, affirmant « que la femme est complémentaire de l’homme, et non pas son égale ». Ainsi, les femmes ont choisi ce 13 août pour défendre leurs droits. C’est la date d’anniversaire du code de statut personnel tunisien, proclamé il y 56 ans.
Ce qui inquiète aujourd’hui les défenseurs des libertés, c’est que le pays fasse marche arrière et que les acquis de la femme, notamment, soit balayés petit à petit, par le gouvernement dominé par Ennahda.

Pour l’occasion, des milliers de Tunisiennes et Tunisiens (entre 6 à 7 mille) sont donc descendus, ce lundi 13 août sur l’avenue Mohamed V pour protester contre l’article 28. Partis depuis la grande horloge dominant l’avenue Habib Bourguiba, ils se sont dirigés vers le Palais des Congrès en brandissant plusieurs slogans et en chantant l’hymne national tunisien.
Plusieurs représentants de la société civile, de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) et des partis politiques ont également participé à cette marche à l’initiative de nombreuses organisations notamment féministes.
Aucun heurt n’a été signalé lors de cette soirée au cours de laquelle les femmes ont fait entendre leur voix.

Frédéric Mitterrand parmi les femmes
La présence de Frédéric Mitterrand parmi les manifestants a été un des événements marquants de cette manifestation, suscitant même la polémique sur les réseaux sociaux quant aux relations particulières que l’ancien ministre de la Culture française entretenait avec l’ex-président Ben Ali.
« La Tunisie a changé, on est en face d’un bâtiment qui est fermé, c’est la preuve qu’elle a changé », a-t-il notamment affirmé sur les ondes de la radio Shems FM en désignant l’ex-siège de l’ex-RCD.

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