
Rached Gahnnouchi, leader du mouvement Ennahdha, s’est entretenu hier avec le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail. Cette réunion entre dans le cadre des concertations qui viennent à la suite des événements tragiques qu’a connus la Tunisie et dans le but de trouver une issue à une impasse que vit le pays sur le plan politique.
A l’issue de la réunion, Ghannouchi a déclaré que son mouvement est prêt à faire des concessions pour le bien de la nation et que le mouvement islamiste est même prêt à faire des sacrifices douloureux pour l’intérêt de la Tunisie.
Néanmoins, cette position courageuse de Ghannouchi ne semble pas faire l’unanimité au sein d’Ennahdha, puisque certains membres de la fameuse aile dure estiment que leur parti a fait trop de concessions.
Ceux-là ont fait savoir que si une révision des nominations au sein de l’administration publique est nécessaire, elle doit obligatoirement concerner les nominations partisanes faites à l’époque de Beji Caïed Essebsi et après la fin de son mandat, essentiellement dans le secteur de l’Enseignement.
Rappelons, dans ce sens, que le gouvernement d’Essebssi a effectué des centaines de nominations controversées après les élections du 23 octobre.
Certes, il existe des critiques considérées comme positives, toutefois, Ghannouchi devra convaincre tous les sympathisants du mouvement que l’intérêt du pays doit passer avant celui du parti.
S.M.
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