Ce projet de loi qui a été présenté par le Congrès pour la République, un allié du parti Ennahda au pouvoir, prévoit des peines allant de 3 mois à 3 ans de prison pour quiconque critiquerait le président de la République, les membres du gouvernement et les instances qui relèvent de leur pouvoir.
Les membres de cette coalition, dont la Ligue de défense des droits de l’Homme, avaient déjà appelé vendredi à « faire face aux tentatives visant à étouffer la liberté de presse et d’expression, principal acquis réalisé depuis la révolution et sans lequel la Tunisie n’a aucune chance d’accomplir une transition démocratique réelle ».
Le gouvernement dirigé tente d' »utiliser de nouveau les médias comme instruments de propagande », et d' »empêcher que la réforme du secteur de l’information soit menée conformément aux règles de la profession et aux standards internationaux de la liberté d’expression », selon eux.
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