
L’hyperactivité ne concerne pas uniquement les enfants. M. Moncef Marzouki est la preuve vivante que les adultes aussi peuvent être
concernés par la « suractivité ».
Les Tunisiens s’accordent à dire que leur Président est très actif. Qu’il soit au palais de Carthage ou sur le terrain, Marzouki multiplie les rencontres.
Ces dernières semaines, Marzouki semble se recroqueviller sur lui-même, comme si ses rencontres et déclarations l’avaient soudainement affaibli. Mais c’est peu connaître cet homme que de croire à cela.
En effet, au cours de son passage au Qatar, Marzouki passe un week-end très chargé. Samedi 21 avril 2012, dans le cadre de la 13ème session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le Président tunisien a prononcé un discours appelant à modifier la répartition des investissements internationaux et à davantage d’investissements dans les pays pauvres.
Dimanche, Marzouki avait donné une conférence au palais des congrès de Doha sur le thème: « Les opportunités et les défis de la transition démocratique en Tunisie ».
Par la suite, le Président a enchaîné les visites et les rencontres. Outre la rencontre avec l’Emir du Qatar, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al-thani, Marzouki a assisté aux activités du « Festival International d’Al Jazeera des films documentaires » et a remis « le prix des libertés publiques et des droits de l’Homme » dans la catégorie des courts-métrages, au producteur palestinien Khalil Al-Mazin.
Marzouki n’a pas pour autant oublié les Tunisiens résidant au Qatar. A ce propos, Moncef Marzouki a rencontré, à Doha, des membres de la communauté tunisienne, a rendu visite aux blessés de la révolution soignés au Qatar et s’est déplacé à l’école primaire tunisienne de Doha.
Lundi, 23 avril 2012, le Président s’est rendu au Koweït où il a rencontré des responsables politiques et économiques de haut niveau, en l’occurrence le président du parlement koweitien (Majlis Al-Umma) Ahmed Abdelaziz Saâdoun, ainsi que le directeur général du fonds koweïtien pour le développement économique arabe, Abdelwaheb Ahmed Al-Bader.
Le président a également rencontré les Tunisiens résidant au Koweït où il a indiqué que la diplomatie tunisienne a radicalement changé et que nos ambassades ne sont plus ce qu’elles étaient, à savoir « des ministères de l’intérieur à l’étranger ».
Ainsi, malgré les prérogatives limitées du Président, entend jouer un rôle important dans cette phase transitoire.
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