
Mardi dernier, la chaîne de télévision France 24 a consacré une émission à la Tunisie, intitulée « la démocratie est-elle en danger en Tunisie », sous la forme d’un débat auquel étaient conviés Karim Azouz, représentant d’Ennahdha à Paris, un journaliste français ainsi que l’ancien conseiller à la Présidence, Ayoub Messaoudi, en duplex depuis Tunis.
Si Ayoub Messoudi s’en est sorti de manière magistrale, en s’exprimant avec précision, il n’en est pas de même pour le représentant d’Ennahdha qui, le teint blafard, la voix tremblotante et l’élocution quelconque, s’est lancé dans un discours imprécis, totalement décalé par rapport aux questions posées.
Pire encore, questionné par rapport aux droits des femmes et la manifestation du 13 août dernier, il n’a pas trouvé mieux que de répondre que les femmes qui réclament leur droit à l’égalité sont justes des bourgeoises. Incroyable!
Ainsi donc, après avoir divisé une première fois le peuple tunisien en « bons musulmans » et « mécréants », voila qu’Ennahdha, par la voix d’un de ses représentants, cherche à diviser une seconde fois les Tunisiens en « zwawlas » et « bourgeois »!
Ce n’est pas en tenant un tel discours devant des millions de téléspectateurs, qu’Ennahdha va pouvoir rassurer à propos de ses intentions. Ce n’est pas ce discours de haine et de discorde qui va redorer l’image gravement ternie d’Ennahdha.
Si elle veut améliorer son image, Ennahdha ferait mieux de choisir de meilleurs communicateurs, qui tiennent un discours apaisant et rassembleur et qui maîtrisent bien la langue de Molière lorsqu’il s’agit de débat diffusé sur des chaînes françaises.
M.B.S
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