
Il a pris le relais en ce jeudi 19 septembre, à son collègue Lotfi Ben Jeddou à la plénière de questionnement à l’ANC, le ministre de la Justice, Nadhir Ben Ammou devait répondre à certaines interrogations des députés. Il a commencé par éclaircir un point crucial selon lui, à savoir que le ministère de la Justice s’est séparé de la Justice et qu’à cet effet, le ministre de la Justice n’est pas le juge des juges.
Selon M. Ben Ammou, il n’a pas de pouvoir ni d’autorité sur les juges. Il a ajouté que l’instance indépendante de la justice provisoire a été justement crée afin de séparer l’autorité des juges de celle du ministère. A ce titre, désormais, le ministre de la Justice n’intervient plus ni dans les nominations ni dans les promotions. A contrario, Nadhir Ben Ammou a déploré le fait que dès qu’un dysfonctionnement au niveau de la Justice est constaté, c’est auprès du ministre qu’on se plaint, ce qui est selon lui, absurde.
M. Ben Ammou a de même souligné que même des temps de Bourguiba et de Ben Ali, jamais un ministre de la Justice n’a été dans l’obligation de comparaitre devant le parlement pour assumer la responsabilité due aux juges et à leurs décisions dans les différentes affaires desquelles ils se chargent.
Le ministre de la Justice a indiqué que l’instance indépendante provisoire de la justice a insisté sur le caractère de l’indépendance lors de sa création et que de ce fait, il va falloir qu’elle prenne aujourd’hui ses responsabilités plus au sérieux, car il n’est pas admissible que ça soit au ministre de les tenir.
F.M.
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